jeudi 21 juin 2018

La cristallerie Baccarat passe sous pavillon chinois

La cristallerie de luxe Baccarat a annoncé jeudi la finalisation de son acquisition par la société chinoise de gestion d’investissement Fortune Fountain Capital (FFC) pour 164 millions d’euros, plus d’un an après la signature d’une promesse d’achat.
Le contrat d’acquisition porte sur 88,8% du capital de Baccarat. FFC avait signé en juin 2017 «une promesse irrévocable d’achat» avec les deux principaux actionnaires américains, Starwood Capital Group et L. Catterton pour acquérir leur participation dans Baccarat, à un prix de 222,70 euros par action.

500 employés dans la vallée de la Meurthe

La prestigieuse marque, valorisée à 185 millions d’euros en octobre 2017, est installée dans une commune de 4 500 habitants de la vallée de la Meurthe (Meurthe-et-Moselle), où elle emploie 500 salariés.
La manufacture, créée par Louis XV il y a 250 ans, est réputée dans le monde entier pour ses articles de table, objets de décoration, luminaires et bijoux.

Contrôlé depuis 2005 par un fonds américain

Contrôlé depuis 2005 par Starwood Capital, un fonds américain spécialisé dans l’immobilier, le cristallier lorrain avait vu ses investissements s’amenuiser ces dernières années.
Le projet du nouvel actionnaire chinois, qui prévoit 20 à 30 millions d’euros d’investissements à court terme, et peut-être 50 millions d’euros à moyen terme, porte sur la densification du réseau de distribution et la conquête des marchés émergents, en particulier aux États-Unis, principal marché du luxe, et en Asie.
20 à 30 millions d’euros d’investissements à court terme
L’opération «fait suite à l’aboutissement d’un processus de consultation des instances représentatives du personnel en France et d’obtention de certaines approbations en République populaire de Chine», précise l’entreprise française dans un communiqué.
Elle ajoute que «FFC n’a pas l’intention de procéder à un retrait de la cote de Baccarat du marché réglementé d’Euronext Paris».
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Wingles : une nouvelle battue organisée pour retrouver Théo

Prévisions Météo-France du 21 au 23 juin 2018

Arrêt des soins pour Inès, 14 ans, dans un contexte tendu

L’événement est à la fois tragique et prévisible. L’appareil respiratoire qui maintient en vie Inès, une adolescente de 14 ans dans le coma depuis un an à l’hôpital des enfants de Nancy, a été arrêté ce mardi. Le cas de cette jeune fille a fait couler beaucoup d’encre car ses parents, un couple du Pays-Haut, se sont opposés à cet arrêt des soins.
Ils ont, en effet, toujours conservé un espoir de guérison de leur enfant atteinte d’une maladie neuromusculaire et victime d’une crise cardiaque en juin 2017.
Mais trois experts ont estimé que l’adolescente était dans « un état végétatif persistant » et qu’« elle n’aura plus jamais la capacité d’établir le moindre contact » avec son entourage. Ils ont donc préconisé « de laisser mourir Inès en lui assurant des soins palliatifs de qualité ».

Ultime tentative d’empêcher l’euthanasie passive

Les parents qui soutiennent avoir vu leur fille avoir des réactions, notamment des mouvements de la main ou du bras, ont tout fait pour empêcher qu’on la « débranche ». Ils ont saisi le tribunal administratif de Nancy puis le Conseil d’Etat. Avant de plaider leur cause devant la Cour européenne des droits de l’Homme.
Mais, au final, la procédure d’euthanasie passive a été validée. Restait à fixer une date. Celle de ce mardi a été retenue. L’arrêt du respirateur était programmé initialement pour le début d’après-midi. Mais un avocat a tenté de repousser l’échéance.
« J’ai été saisi en catastrophe par la mère d’Inès la veille au soir. J’ai tenté une dernière tentative de solution provisoire amiable. J’ai envoyé un huissier pour faire une sommation et obtenir l’accès à l’intégralité du dossier médical d’Inès. Car je suis avocat mais aussi médecin et j’aurai voulu apporter mon point de vue », explique Me Bernard-Marie Dupont du barreau d’Arras.
L’hôpital a pris le temps d’examiner puis de repousser ses arguments juridiques. « Ma marge de manœuvre était de toute façon étroite car tous les recours ont été épuisés », reconnaît Me Dupont.

Intervention de la police

L’arrêt des soins n’a donc été que différé. Inès a été finalement débranchée en fin de journée. Dans un climat plus que tendu. Les parents étaient présents. Et toujours aussi opposés à l’euthanasie passive de leur fille. Au point qu’il a fallu faire appel à la police pour rétablir le calme.
« On n’aurait jamais dû en arriver là. C’est une affaire dramatique qui est la conséquence d’une mauvaise loi : la loi Léonetti qui considère les médecins comme étant tout-puissants, avec les patients dans le coma », commente Me Dupont. « Lorsque j’ai appris l’arrêt des soins, j’avais presque l’impression que l’on m’annonçait l’exécution d’un de mes clients. C’est vraiment un moment terrible ! », ajoute Me Berna, le premier avocat des parents.
Inès est pour l’instant toujours vivante. Mais sa survie sans assistance respiratoire ne serait qu’une question d’heures ou de jours.


mercredi 20 juin 2018

Un arsenal de guerre découvert lors d'une perquisition dans un appartement

Les policiers de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) ont mis la main sur un butin digne d'un arsenal de guerre lors d'une perquisition menée dans un immeuble HLM du quartier des Canourgues, lundi 18 juin.


Kalachnikov, fusil M16, pistolets mitrailleur et semi-automatique, munitions, cannabis, 4.000 euros en liquide... Le butin est conséquent.
Les quatre occupants de l'appartement perquisitionné -une mère, ses deux fils et une fille- ont été placés en garde à vue et transférés dans les locaux de la police judiciaire de Marseille, informe France Bleu Provence
"Les occupants ne voulaient pas nous ouvrir, prétextant qu'on n'avait pas de mandat de perquisition. Mais lorsqu'il y a un flagrant délit, en l'occurrence ici un port d'arme, on peut perquisitionner où on veut", confie un policier à La Provence. Un riverain, qui avait vu un homme armé pénétré dans l'immeuble, avait alerté la police.  
"Nous ne savions pas qu'il y avait des armes ici", auraient prétexté les occupants. 



Cassel "Village préféré des Français" : le reportage diffusé dans l'émission

Soldats : la guerre reste dans les têtes

Il a vécu l’enfer en Yougoslavie, en 1995. Son statut de blessé de guerre n’a pourtant été reconnu qu’en 2017. L’adjudant Alain*, la quarantaine, souffre de la plus indicible des blessures. Mais aussi de la plus fréquente chez les militaires : l’état de stress post-traumatique. Il toucherait plus de 70 % des blessés actuels. Samedi, à Metz, il sera présent avec deux autres blessés pour voir une centaine de rameurs se mobiliser lors d’une journée nationale qui leur est consacrée.
Il aura fallu vingt-deux ans à ce militaire, installé depuis onze ans en Lorraine, pour mettre ce mot sur ses maux : « Avec le psy, nous recherchions depuis des années dans mon enfance les causes de mes difficultés. Mais tout est ressorti au moment des attentats parisiens de novembre 2015. Quand je lui ai raconté mon Opex (Opération extérieure) en Yougoslavie, il m’a dit de ne pas aller chercher plus loin. »
Alain a alors 21 ans. Il est caporal-chef au 9e régiment de commandement et de soutien de Nantes, qui dépend de la 9e Division d’infanterie de Marine. Il vit sa première Opex, sous mandat de l’Onu (Organisation des Nations Unies). Pris en étau entre les Serbes et les Bosniaques, le casque bleu découvre alors de plein fouet la terrible réalité d’un théâtre de guerre.
Le 27 mai 1995, il participe notamment au fameux combat du pont de Vrbanja, réputé pour être la dernière charge baïonnette au canon de l’armée française. « J’ai compris en trois mois en Yougoslavie que « Call of duty » n’était pas qu’un jeu. Les balles qui sifflent, les obus qui explosent, les immeubles qui s’effondrent, le sang qui coule, la chair mutilée, l’odeur, cet ami avec qui on buvait la veille de sa mort une bière en parlant de nos projets… »
Porté par l’adrénaline durant son mandat, Alain revient différent. Mais il ne s’en rend pas compte : « Au retour, je pensais que tout allait bien. Mais on n’est pas le même après avoir vécu ça. Il y a des choses qui ne reviendront pas. D’autres qui ne s’effaceront jamais. » Certes, les orages l’effraient et les mouvements de foule l’insupportent. Mais ces réactions sont considérées comme classiques dans le milieu. Il se met aussi à ressasser certains faits et ses proches font les frais de ses colères et de son impulsivité. Mais Alain ne pose pas le moindre jour d’arrêt maladie. Il divorce en même temps qu’il enchaîne les Opex, une dizaine aujourd’hui à son actif.
Sa nouvelle épouse le convainc de consulter en 2003 : « Je n’en ai parlé à personne à l’armée parce qu’il y a toujours ce sentiment de honte. » Le traitement médical suivi depuis le stabilise. Le militaire finit même par accepter sa fragilité : « Nous ne sommes pas tous constitués de la même façon. » Son nouveau statut de blessé de guerre est vécu comme « une reconnaissance. » Mais il ne change rien à son quotidien ni à la poursuite de sa carrière dans une petite unité de la zone Terre Nord-Est. Et ne lui fait rien regretter : « Je suis très fier d’avoir vécu la Yougoslavie. Le militaire est là pour ça. Si c’était à refaire, je le referai. »

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mardi 19 juin 2018

Un couple de personnes âgées retrouvé mort dans la Drôme

Les corps sans vie d’une femme et d’un homme ont été découverts ce mardi matin dans leur maison de Saint-Marcel-les-Sauzet (Drôme), une commune au nord de Montélimar, selon Le Parisien
L’épouse a reçu des coups de hache, notamment à la hauteur du cou, tandis que son mari est mort d’un coup de fusil. Le couple était recouvert d’un linge à l’arrivée des secours. Les gendarmes ont constaté qu’une vitre était brisée.
Pour l’instant, rien ne permet de dire s’il s’agit d’un drame familial ou d’un cambriolage qui aurait mal tourné. Le procureur de Valence est attendu sur les lieux et l’enquête confiée à la section de recherches de gendarmerie de Grenoble (Isère).
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Elle devient SDF à cause de locataires qui ne l'ont jamais payée

Nadine Olivier, une quinquagénaire qui résidait dans le Var est à la rue depuis plusieurs jours. En cause ? Des locataires qui ne l'ont jamais payé. Elle a été contrainte de vendre son propre appartement pour rembourser le crédit de la maison qu'elle avait mis en location à Roquebrune-sur-Argens (Var), rapporte Europe 1.
La quinquagénaire raconte au micro d'Europe 1 qu'il y a près de quatre ans, une famille s'installe dans sa maison du Var. Le week-end, alors qu'ils devaient se revoir pour le paiement, Nadine Olivier ne revoit pas les locataires. "Je n'ai jamais pu retourner dans l'appartement", déplore-t-elle. La propriétaire envoie plusieurs courriers recommandés, des demandes d'aides à plusieurs organismes, en vain. Elle est désormais à la rue, ayant dû vendre son appartement pour rembourser le crédit de la maison. "Je vais loger à droite à gauche, là j'ai passé quatre jours à la belle étoile, je me suis achetée une petite tente. Je ne vais pas vivre ad aeternam sous les ponts", explique-t-elle.
L'an dernier, la justice a rendu une décision d'explusion de la famille de quatre personnes. Les locataires ont fait traîner le dossier, avant de faire appel. "Les services sont restés enfermés dans leurs procédures plutôt que de prendre en considération l’urgence de la situation. Les locataires sont encore logés chez elle et à ses frais", s'indigne l'avocat de Nadine Olivier qui dénonce la lenteur de l'Etat. 
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Météo du 19/06/2018