samedi 30 juin 2012

Blessé, il prend la fuite après l’accident

« Elle devait rouler vite, on l’a entendue venir. Et très peu de temps après a suivi le bruit du choc. » Fracas qui a précipité ce patient d’un laboratoire d’analyse dehors, où il a découvert une scène de rue incongrue. Hier matin, vers 8h15, au carrefour des boulevards Foch et du Dr Cattenoz à Villers-lès-Nancy, deux véhicules, Golf et Seat, se sont violemment percutés. « Mais quand on est arrivé, deux des trois occupants de la voiture immatriculée en Moselle (la Golf) avaient déjà quitté les lieux. » Golf dont divers témoins s’accordaient à dire qu’elle traversait le site à grande vitesse. « Ils ont pris la fuite apparemment, en abandonnant un troisième homme qui gisait sur le bas-côté, dans l’herbe, saignait de la tête et ne semblait pas trop réagir. » Au moins était-il à l’abri des flammes qui avaient surgi de sous son capot après la collision.
Ces flammes menaçaient de se propager au second véhicule, la Seat, où était encore enfermé le conducteur. Situation périlleuse. Aussi Vincent et quelques autres témoins se sont-ils assurés que l’automobiliste, choqué, puisse s’extraire de l’habitacle. Il s’agissait d’un habitant du quartier.
Après quoi, ils se sont tous mis en quête d’un extincteur. Vincent a couru dans une boulangerie voisine pour s’en faire prêter un. Or à son retour, le blessé avait disparu… Le troisième « Mosellan » avait en effet profité de la confusion pour se relever et prendre la poudre d’escampette comme ses deux acolytes. Tant bien que mal. « Je l’ai vu de dos plus loin qui se déplaçait cahin-caha. Visiblement mal en point. J’ignore jusqu’où il a bien pu aller comme ça… »

Voiture volée ?

Personne ne lui a couru après, les témoins ayant pour principale préoccupation de circonscrire l’incendie. Trop tard néanmoins pour éviter la propagation, inéluctable, aux deux véhicules. Il a fallu attendre les pompiers, arrivés dans la foulée, pour éteindre les flammes et porter secours au chauffeur de la Seat, victime de tout cet imbroglio et seul acteur de cet accident à être finalement resté sur place.
Les forces de police se sont bien sûr saisies de l’affaire, pour tenter d’élucider l’étrange comportement des trois « Mosellans ». Mais hier soir, aucune information n’avait filtré. On ignore même si la Golf avait été volée, et quelle était l’identité de ses occupants au moment des faits. Pas plus que n’était apportée d’explication sur leur attitude pour le moins suspecte. Seule certitude : il y a eu délit de fuite, de trois hommes, dont un blessé.

http://www.estrepublicain.fr/meurthe-et-moselle/2012/06/30/blesse-il-prend-la-fuite-apres-l-accident

Ivre, la mère de famille met un direct au policier

Mal à l'aise et en pleurs, une Saint-Gaudinoise de 32 ans a comparu récemment devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Le 20 juin, elle avait donné un direct à un policier sur un terrain de sport de Saint-Gaudens. Ce soir-là, elle participait à un barbecue quelque peu alcoolisé, avec des amis sur ce terrain municipal. Le gardien leur avait demandé de partir avant 22 heures mais, à l'heure dite, les fêtards étaient toujours là. L'arrivée de la police pour les déloger ne leur a manifestement pas plu. La jeune femme s'en est prise à un fonctionnaire qui tentait de la maîtriser. Tandis qu'il la retenait, elle lui a asséné un coup de poing au visage. « J'ai souvent eu des problèmes dans mes rapports avec la police », a-t-elle expliqué pour justifier son casier long de onze condamnations. Le tribunal l'a condamnée à six mois de prison avec sursis mise à l'épreuve.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/30/1391001-ivre-la-mere-de-famille-met-un-direct-au-policier.html

Rhône : trois blessés, dont un enfant, dans un choc frontal

Trois personnes ont été blessées à la suite d'un choc frontal entre une voiture et un utilitaire, près de Sourcieux-les-Mines, dans le Rhône. Un bébé de 18 mois a dû être évacué par hélicoptère.

Les faits se sont produits ce vendredi matin, vers 10 heures, près de la commune de Sourcieux-les-Mines, dans le Rhône. Une fourgonnette, qui circulait en direction de Saint-Pierre-la-Palud, a fait un écart et percuté un véhicule qui arrivait en face. Trois personnes ont été blessées dans cet accident, dont un bébé de 18 mois, qui a dû être héliporté vers l'hôpital Mère Enfant de Bron.

http://www.leprogres.fr/rhone/2012/06/29/rhone

Un an ferme pour l'ex-préfète ardennaise

L'ex-préfète de Lozère, l'Ardennaise Françoise Debaisieux a été condamnée ce matin à trois ans de prison dont deux ans avec sursis ainsi qu'à une amende de 40 000 euros par la chambre correctionnelle de la cour d'appel de Nîmes, pour vols et détournements de biens.

Il s'agit aujourd'hui d'un jugement plus sévère que les réquisitions de l'avocat général. Le 11 mai, celui-ci avait requis une peine de deux ans avec sursis et 20 000 euros d'amende. L'an dernier, l'ex-préfète avait été condamnée en première instance à six mois avec sursis et 5 000 euros d'amende. La cour l'a également privé de ces droits civiques, civils et familiaux pour une durée de cinq ans et une interdiction définitive d'exercer une fonction publique.
Françoise Debaisieux, comparaissait devant la cour d'appel de Nîmes pour vols et détournements d'objets lorsqu'elle était en poste à la tête de la préfecture de Lozère entre 2007 et septembre 2009. Il lui était notamment reprochée d'avoir subtilisé des objets appartenant à l'Etat tels qu'un tableau, une lampe, de la vaisselle, du linge de maison, ainsi que le manteau de l’une de ses collaboratrices. Une partie des objets dérobés à la préfecture lozérienne, ont d'ailleurs été retrouvés lors d'une perquisition menée par le SRPJ de Montpellier, à son domicile, à Haybes dans les Ardennes… D'autres chez leur fille. Un butin estimé à environ 14 000 euros.
Avant ses ennuis avec la justice, Françoise Debaisieux a pourtant eu une belle carrière dans la fonction publique. née à Laon, elle est diplômée de médecine à Reims; en 1981, devient directrice de la Ddass de l'Aisne puis directrice régionale et départementale des Affaires sanitaires et sociales de Champagne-Ardenne (Drass).

http://www.lunion.presse.fr/article/ardennes/un-an-ferme-pour-lex-prefete-ardennaise

vendredi 29 juin 2012

Une voiture en feu à Lille, un ado blessé

Un adolescent de 17 ans a été blessé au visage par des éclats de verre en passant à proximité d'une voiture en feu vendredi, non loin d'un restaurant scolaire dans le quartier populaire de Lille-Sud, a-t-on appris auprès des pompiers.
Les pompiers sont intervenus sur un feu de voiture en début d'après-midi. Un jeune qui passait à proximité a été blessé, notamment aux yeux, par des éclats de verre, probablement des vitres du véhicule explosées sous l'effet de l'incendie. Le feu s'est propagé à cinq autre véhicules, a-t-on précisé de source policière.
"Quand on a entendu la déflagration, on est sorti tout de suite, et là on a vu arriver un jeune homme plein de sang", a raconté une responsable du restaurant scolaire voisin, très choquée en expliquant que toute la cuisine avait tremblé au moment de l'explosion.

Un groupe scolaire ravagé par un incendie criminel dans l'Yonne

Selon les gendarmes, "l'incendie est d'origine criminelle" et a été causé par une voiture volée abandonnée en flammes sous le préau. Un groupe scolaire a été ravagé vendredi matin par un incendie à Migennes, dans l'Yonne.
Alertés par "de nombreux appels vers 5 heures du matin", les pompiers ont dépêché "une vingtaine d'hommes" au groupe scolaire Marcel-Pagnol, qui accueille des élèves de la maternelle au CE1, ont annoncé les pompiers, confirmant une information de l'Yonne Républicaine.

Le feu a été maîtrisé vers 7 heures du matin, et une équipe se trouvait toujours sur place en milieu de journée pour "éteindre les foyers résiduels". Personne n'a été intoxiqué et aucun habitant n'a dû être évacué. "Les 900 m2 du bâtiment sont entièrement détruits", a indiqué un responsable des pompiers.

Rennes. L’appartement abritait une école de la fauche

Un réseau très organisé de voleurs vient d’être démantelé à Rennes (Ille-et-Vilaine). Un appartement servait à accueillir des ressortissants Roumains, où ils étaient formés à voler dans des hypermarchés du Grand Ouest. La marchandise était ensuite acheminée par car en Roumanie.
Gros coup de filet des enquêteurs de la police judiciaire de Rennes. Ils viennent de démanteler un important réseau de voleurs. À la tête de l’organisation, un homme et une femme faisaient venir des ressortissants Roumains dans un appartement de la ZUP Sud, à Rennes. Là, ces hommes et femmes âgés de 25 à 45 ans étaient formés à voler dans les hypermarchés.
Comment tapisser des sacs à main avec de l’aluminium pour déjouer les alarmes, se placer dans les magasins pour éviter les caméras… « On leur délivrait un vrai stage de formation », confie un enquêteur.
Lames de rasoirs et des produits cosmétiques
Les voleurs étaient conduits tous les jours dans des hypermarchés du Grand Ouest, en Ille-et-Vilaine, Morbihan, Loire-Atlantique, Mayenne… « Ils avaient alors dix minutes pour dérober le maximum de choses. »
La marchandise visée ? Quelques vêtements, mais surtout des lames de rasoirs Gillette et des produits cosmétiques L'Oréal.
Les articles volés étaient ensuite acheminés par car en Roumanie, où des complices se chargeaient de les réceptionner.
Mardi soir, 14 personnes ont été interpellées dans l’appartement. Quatre personnes, dont l’implication n’a pas pu être prouvée, ont été relâchées. Les autres sont actuellement, ce vendredi, toujours en garde à vue

Un commerçant victime d’une mystérieuse tentative de meurtre

Les traces de sang encore visibles sur la route témoignent de la violence de l’agression. Hier matin, la police scientifique se trouvait rue Denis-Papin à Savigny-sur-Orge, à la recherche du moindre indice permettant de l’éclairer sur la tentative d’homicide survenue dans la nuit de mercredi à jeudi. Car l’enquête qui vient d’être confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire de Versailles (Yvelines) s’avère compliquée et longue. Les disposent en effet de très peu d’éléments pour expliquer les causes de l’agression dont a été victime un homme de 31 ans.

Le pronostic vital de la victime est engagé

Il est environ 4 heures quand ce riverain de la rue Denis-Papin à Savigny sort de son domicile pour se rendre à son travail : il est commerçant à Rungis (Val-de-Marne). Pour des raisons encore inconnues, plusieurs individus lui sont tombés dessus alors qu’il s’apprêtait à monter à bord de son véhicule. Il est alors littéralement passé à tabac, et plusieurs témoins ont assuré aux enquêteurs avoir entendu un coup de feu.

Mais la police scientifique n’a pas pu encore établir si la victime, dont le pronostic vital est engagé selon une source proche du dossier, porte des traces de blessure par balle.

Le laissant pour
dans sa voiture, les agresseurs sont ensuite repartis à bord d’une Clio, retrouvée brûlée à Massy, à quelques kilomètres. Pour quelles raisons cet homme a priori sans histoires a-t-il fait l’objet d’un tel déchaînement de violence? Les enquêteurs, sans réponse, n’excluent donc aucune piste : règlement de comptes, erreur de personne… Les policiers espèrent en apprendre plus dès qu’ils seront autorisés par les médecins à auditionner la victime. Peut-être aujourd’hui, si son état de s’améliore.http://www.leparisien.fr/savigny-sur-orge-91600/un-commercant-victime-d-une-mysterieuse-tentative-de-meurtre-29-06-2012-2070696.php

Assises : coup de théâtre, Jacques Prévosto avoue

M. le Président, la défense sollicite cinq minutes de suspension supplémentaire. C’est très important." Il est 18 h 55, la salle de la cour d’assises de l’Hérault se fige. Quand Jacques Prévosto entre dans le box peu après, chacun retient son souffle. Sur ces bancs pleins à craquer se serrent d’un côté la famille de Marie, de l’autre celle de l’accusé. Derrière, de plus en plus nombreux au fil des heures, des policiers de Montpellier. Aux aguets.
Plusieurs fois déjà, l’audience a été chavirée. Le matin, Lydie, la maîtresse de Prévosto, a raconté cette liaison d’un an, entre flics de la brigade de nuit. "Avec lui, j’avais une oreille, quelqu’un pour m’écouter. Ce qui me manquait chez moi, je suis allé le chercher ailleurs" dit-elle d’une voix sèche, face aux regards lourds de reproche. "On est dans une sorte de bovarisme policier" note le président Cayrol.

Au commissariat, leur relation sème la zizanie. "Les collègues voulaient absolument savoir, chaque soir, à son arrivée au service, ils lui demandaient : “Est-ce que tu te la tapes ? ”" poursuit Lydie. Et au fil des mois, Marie Prévosto se doute de l’infidélité de son mari.
- «Vous êtes peut-être au cœur de cette affaire ?", s’interroge le président.
- "J’espère que ce n’est pas à cause de moi que ça s’est passé", répond Lydie, aujourd’hui brigadier à Béziers. Pas une fois, le regard des anciens amants ne se croisent. Prévosto fixe le sol, blême, emmuré.
"Tu n’as même pas le courage de me regarder quand je te parles !" vient plus tard crier Élisabeth, la sœur jumelle de Marie, qui a recueilli les deux enfants. "Tu l’as brûlée ! Et après, tu dis à tes enfants que tu n’as rien fait ? Depuis trois ans, ma mère va tous les jours sur la tombe de Marie. Elle lui parle, elle se couche dessus..." La salle soupire, sanglote, renifle. "Assassin ! Tu mérites pas de vivre" cingle le père de Marie qui quitte la salle, à bout de nerfs.
Juste avant, on a entendu le psychiatre qui a examiné les enfants, dire ses inquiétudes. L’avocate générale se lève : "Ils sont persuadés que c’est à cause d’eux que leur mère s’est donnée la mort. Je crois qu’ils pourront vous pardonner. Une dernière fois, je vous exhorte à dire la vérité". L’accusé se lève : "J’aime mes enfants et jamais je ne leur aurais fait ça".
"Je suis coupable..."
Jacques Prévosto,

Et puis, une heure plus tard, ce coup de théâtre. Prévosto, la voix cassée, qui fixe la famille de Marie. "Je viens de m’entretenir avec mes avocats. J’ai entendu Élisabeth (et) les larmes... Pour moi, les choses sont très difficiles. Pour la mémoire de Marie. Pour le pardon de mes enfants... C’est ce qui me permettait de lutter... Comme de toute façon, vous le savez... Je suis coupable. Je suis coupable. Je n’en dirai pas plus. C’est au dessus de mes forces." Il se rassied, la tête dans les mains, ne bouge plus.
La salle est en larmes. Les parents et la sœur de Marie. Les parents et la sœur de Jacques. Les amis, les flics. "Il a fait un effort surhumain" lâche Me Darrigade. "Sa conscience a été ébranlée par le traumatisme des enfants. Il s’est libéré de ses démons" enchaîne Me Abratkiewicz. "C’est une libération absolue pour mes clients. Il est enfin sorti de l’enfer du déni" souffle Me Gérard Christol, après "ce grand moment de cour d’assises". "Il a reconnu" ajoute Me Iris Christol, "mais il reste ce geste, qui est effroyable, à juger." Juger ? C’est aujourd’hui, au dernier acte d’un procès transformé.

http://www.midilibre.fr/2012/06/28/coup-de-theatre-jacques-prevosto-avoue,525015.php

Flashé 94 fois, un automobiliste jugé ce vendredi au tribunal

Un automobiliste, flashé à 94 reprises, comparaîtra vendredi devant le tribunal correctionnel de Versailles pour, notamment, "mise en danger d'autrui" par plusieurs grands excès de vitesse, a-t-on appris de source judiciaire.
Le tribunal de Versailles va juger le chef d'entreprise uniquement pour les excès de vitesse commis dans les Yvelines, soit 61 infractions sur les 94 constatées.

La justice reproche à ce chef d'entreprise une "mise en danger d'autrui" dans les neuf cas où il roulait à plus de 180 km/h sur des portions d'autoroutes limitées à 70 km/h, notamment sous le tunnel de l'A86.
Il est aussi poursuivi pour 38 délits de grands excès de vitesse et 14 excès de vitesse contraventionnels.
L'automobiliste, originaire de Rouen, conteste être l'auteur de ces infractions, le BMW X6 flashé étant au nom de sa société et pouvant être, selon lui, utilisé par ses collaborateurs, a précisé la source judiciaire.
Contacté par l'AFP, son avocat n'a pas souhaité s'exprimer avant l'audience.
"Il conteste, mais il habite Rouen et va chercher son fils dans l'Essonne les week-ends. Or, il est flashé au même endroit dans les Yvelines tous les vendredis et les dimanches soirs et son téléphone borne tout le long du trajet", a-t-on précisé de source judiciaire

http://www.sudouest.fr/2012/06/28/abos-64-quatre-blesses-dont-un-grave-dans-un-accident-de-la-route-756344-3928.php

jeudi 28 juin 2012

Rues-des-Vignes : un homme retrouvé mort au pied d'un silo de l'usine Royal-Canin

Il était aux environs de six heures, ce vendredi matin, lorsqu'un homme a été retrouvé sans vie, au pied d'un silo haut d'environ 20 mètres et situé dans l'enceinte de l'usine Royal-Canin, aux Rues-des-Vignes.
Les pompiers et les gendarmes sont intervenus. Une enquête est actuellement en cours. La direction s'est refusée à tout commentaire

http://www.lavoixdunord.fr/region/rues-des-vignes-un-homme-retrouve-mort-au-pied-d-un-silo-ia27b0n546079

L'A68 déviée pour un vaste contrôle routier

Une vaste contrôle routier était organisé dans la nuit de mardi à mercredi sur l'autoroute A68. Impossible d'échapper à la souricière installée sur l'aire des Issards.
Deux kilomètres avant l'aire autoroutière des Issards (sens Toulouse-Albi), les agents de la DIRSO (1) avaient installé une flèche lumineuse de rabattement (FLR) indiquant « A68 déviée ». La circulation ne s'effectuait alors plus que sur une file. Un km plus loin, une même flèche rappelait la consigne aux automobilistes. Enfin une troisième se trouvait juste à l'entrée de l'aire des Issards. C'est là que mardi soir, la gendarmerie avait tendu une souricière aux automobilistes. « Une opération de prévention et de sensibilisation contre la délinquance » soulignait la préfète Josiane Chevalier accompagnée de son directeur de cabinet Xavier Dégranges et du colonel Pierre Bouquin, patron des gendarmes tarnais. Ce dernier précisait : « Depuis Toulouse toutes les sorties sont systématiquement contrôlées, les automobilistes qui ne quittent pas l'autoroute sont obligés de passer ici ».

Un radar pour finir

Et là impossible de se soustraire aux gendarmes. Tout était prévu. En arrivant sur l'aire, un véhicule radar équipé du système de lecture automatisée des plaques d'immatriculations (Lapi) détectait les véhicules volés, juste après les voitures étaient ventilées sur quatre postes de contrôles (papiers, alcoolémie, stupéfiants avec une équipe cynophile de Toulouse avec Auguste le chien. Les routiers avaient droit à des contrôles spécifiques effectués par des agents de la DREAL (respect des temps de pause, disque de vitesse) et de la DDCSPP (transports des animaux (2). Et si des filous avaient tenté de shunter l'aire des Issards, deux gendarmes de la brigade d'intervention rapide de Toulouse équipés d'une Mégane RS 270 CV, pouvant rouler à 260 km/h, se tenaient prêts à lancer leur bolide. Enfin, quelques kilomètres après l'aire des Issards, un radar automatique embarqué calmait les plus pressés.
Pendant deux heures, les 37 militaires mobilisés ont contrôlé 135 véhicules et en ont fouillé 79. Ils ont relevé quatre infractions à l'encontre des routiers, cinq vitesses excessives et deux dépistages d'alcoolémie positifs sur 89 effectués. Un automobiliste a également été verbalisé pour détention d'une petite quantité de cannabis.
Direction interrégionale des routes du Sud-ouest. Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement. Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/28/1389128-l-a68-deviee-pour-un-vaste-controle-routier.html

Un forcené tire des coups de feu dans la rue et braque deux automobilistes

Ceux qui, dans la nuit de mardi à mercredi, à Nîmes, ont croisé la route de ce trentenaire cagoulé tirant des coups de feu peinent encore à se remettre de leurs émotions. Vers minuit, un forcené a semé la panique rue Vincent-Faïta. Ivre - il avait 1,6 g d’alcool dans le sang, confirme Robert Gelli, procureur de la République - cet homme qui se trouve alors dans un bar de la place Jean-Robert sort une cagoule et tire un premier coup de feu avec une arme de poing (un pistolet d’alarme).
Éjecté du bar, l’homme revient, furibard, avec cette fois-ci un fusil à pompe chargé de deux munitions et son arme de poing. "Nous rentrions à vélo avec mon ami, témoigne Aurélie (1). J’étais sur le porte-bagages. En passant, j’ai vu un mouvement de panique à une terrasse puis ce mec, pointant son arme vers le café." Le couple préfère s’éloigner, appelle la police, entend des coups de feu.

Un riverain n’en revient toujours pas. "Je revenais à mon domicile. Un homme cagoulé était juste en face de moi, raconte-t-il. J’ai vu qu’il avait quelque chose dans la main. J’ai entendu les policiers crier : “Lâchez votre arme”. J’ai fait demi-tour et suis parti en courant." Acculé par les policiers de la brigade anticriminalité, les renforts de l’équipe de nuit et de la sûreté départementale, le tireur recule vers la rue Vincent-Faïta, tire un coup de feu en direction des forces de l’ordre.
Les policiers de la Bac ripostent avec leur flashball. Le trentenaire tire deux autres coups de feu, braque un premier automobiliste qui descend la rue Vincent-Faïta puis un second arrivant en 4 X 4. Cette fois-ci, l’homme cagoulé s’approche, tire avec son arme de poing son 5e coup de feu en direction du conducteur, qui plonge à terre.
Le forcené se porte à la hauteur de la portière, braque l’automobiliste avec son fusil à pompe. Dans un réflexe, ce dernier accélère et dégage son 4 X 4. Cerné, le forcené met alors en joue avec ses deux armes un officier de police judiciaire. Le policier fait usage de son arme de service et tire. Une seule fois. Le braqueur, grièvement blessé au thorax, s’écroule dans la rue. Il a été opéré hier matin.
Les médecins réservent pour le moment leur pronostic. Hier, Yannick Janas (Direction départementale de la Sécurité publique) a salué "la parfaite maîtrise des forces de la police nationale face à ce tireur particulièrement dangereux". L’enquête a été confiée à la Sûreté départementale. Comme le veut la procédure en pareil cas, le procureur a aussi saisi l’Inspection générale de la police nationale.

http://www.midilibre.fr/2012/06/27/un-forcene-tire-des-coups-de-feu-dans-la-rue-et-braque-deux-automobilistes,524423.php

Tuerie de Sedan : « Le Hollandais » mime le meurtre d'un couple de Belges

Hier, Martijn De Haan, 39 ans, s'est livré à la reconstitution du double meurtre « du château du Fresnois » à Sedan. « Le Hollandais » a refait les gestes de cette funeste soirée du 16 septembre 2011 au cours de laquelle il a abattu un couple de Belges, au terme d'une transaction immobilière douteuse.

Hier matin, policiers et gendarmes bouclent les accès qui mènent au « château du Fresnois » à Sedan. Des hommes en tenue cernent aussi les quatre coins de la vaste propriété dissimulée derrière un écran de verdure, théâtre de la tuerie du 16 septembre 2011. Vers 10 heures, les policiers du SRPJ de Reims, pilotés par la juge Jacquemet, cheminent aux abords de la bâtisse aux côtés de Martijn De Haan.

« Le Hollandais », âgé de 39 ans, est incarcéré depuis le 21 septembre dernier, mis en examen pour l'assassinat de deux Belges. Les corps de Miguel Soares, un homme d'affaire de 36 ans, et de Joséphina Cali, une Liégeoise de 37 ans, avaient été découverts en lisière de la vaste propriété, dissimulés dans des taillis.
La Porsche et la montre
À l'époque, les policiers de la PJ de Reims ne tardent pas à soupçonner Martijn De Hann d'être à l'origine des crimes. Ils disposent d'un double signalement. Un couple de riverains affirme avoir vu une Porsche sombre barrée de plaques belges à l'entrée d'un chemin qui mène à l'arrière de la propriété du Fresnois, le 16 septembre en soirée. Pour sa part, la police municipale a contrôlé une Porsche Carrera 4 S noire immatriculée en Belgique pendant le week-end. « Le Hollandais », à pied depuis de récents déboires financiers sur fond d'escroqueries, était au volant.


La piste est d'autant plus intéressante que Martijn De Haan s'est présenté en compagnie d'un couple de Belges chez un notaire du Sedanais pour conclure un compromis de vente, ce même 16 septembre. L'ex-propriétaire du « château », acculé par les dettes, aurait tenté de céder la bâtisse et son parc à un certain Miguel Soares. Cet homme d'affaires belge à la réputation sulfureuse a été condamné dans son pays dans le cadre d'une sombre affaire de racket.
Martijn De Haan est placé en garde à vue le 19 septembre. Les hommes du SRPJ de Reims veulent éclaircir dans quelles conditions il s'est retrouvé en possession de la Porsche belge. « Le Hollandais » raconte une curieuse histoire. Les Belges seraient repartis chez eux depuis « le château » avec une connaissance, lui laissant le véhicule en attendant leur retour. Cette version initiale est d'autant moins crédible que les policiers découvrent la carte de crédit de la femme cachée dans une de ses chaussettes. Chez lui, ils mettent la main sur les téléphones portables des victimes. Il porte même à un poignet la montre de Miguel Soares, une Audemars Piguet à environ 25 000 euros.


Accablé par les indices, Martijn De Haan craque au fil des auditions. Il explique s'être rendu une seconde fois « au château » avec les Belges après le rendez-vous chez le notaire. Le litige, lié à la transaction immobilière douteuse, a alors pris une tournure dramatique. Les menaces cèdent la place aux coups. C'est à ce moment crucial où tout bascule que la juge Delphine Jacquemet exige de De Haan qu'il mime sa version des faits.
Elle veut déterminer comment il a désarmé son adversaire, porteur d'un pistolet de calibre 7,65 selon ses dires. « Le Hollandais » s'exécute sous les yeux de son avocat, Me Ahmed Harir, du procureur adjoint de Reims, Laurent de Caigny, et de l'avocat de la famille Cali, Me Pascal Ammoura.

Trajectoire des balles
Le médecin légiste et l'expert en balistique entrent en scène alors que l'arme de poing donne l'avantage à Martijn De Haan. Ce dernier montre comment il ouvre le feu à cinq reprises. Trois balles qui percutent le ventre de Miguel Soares et une dernière en pleine nuque qui achève de le tuer. Une balle, aussi, qui fauche Joséphina Cali, touchée au flanc. Il s'agit de vérifier si la scène de crime est en concordance avec la version du suspect en fonction de la trajectoire des balles, des indices recueillis, de la position des victimes et du tireur lui-même.

Achevée avec la crosse
Le dernier acte de la tuerie mimée par Martijn De Haan est aussi la plus sordide. Il a dû refaire le geste qui l'a conduit à achever Joséphina Cali, victime collatérale d'un différent sanglant auquel elle était étrangère. Découvrant qu'elle était toujours en vie, Martijn De Hann reconnaît lui avoir asséné un coup de crosse fatal en pleine tête. Seulement, les lésions observées par le légiste sont à ce point atroces qu'elles semblent être la résultante d'un acharnement. Ce que conforte l'état de délabrement du pistolet, avec son chien métallique déformé.


Dans le courant de l'après-midi, la reconstitution se poursuit avec l'étape ultime consacrée à la dissimulation des corps. C'est là qu'intervient Jean-Paul, l'ex-beau-père d'une ex-petite amie « du Hollandais ». C'est lui qui, dans la nuit, est venu prêter main-forte pour déplacer le cadavre de Miguel Soares - un colosse d'1,90 mètre pour 130 kg - à travers champ. Martijn De Haan avait bien tenté de le déplacer seul en le basculant sur un châssis de fenêtre, mais il s'était épuisé pour rien. Au cours d'une audition, il a dit avoir voulu cacher les corps pour éviter que des enfants soient confrontés à cette vision d'horreur. Ce qui n'est pas impossible. Car s'il avait voulu effacer toutes traces de ses crimes, il n'aurait sans doute pas paradé au volant de la Porsche ou encore conservé les objets personnels de ses victimes. Sauf à ce que la cupidité soit à ce point ancrée en lui qu'elle puisse devenir morbide.
http://www.lunion.presse.fr/article/ardennes/tuerie-de-sedan-le-hollandais-mime-le-meurtre-dun-couple-de-belges

mercredi 27 juin 2012

Arras : après la mort d'une retraitée découverte carbonisée, le suspect s'est suicidé en prison

Dans la nuit de jeudi à vendredi, un homme de 33 ans incarcéré en détention provisoire à la maison d'arrêt d'Arras mettait fin à ses jours en se pendant dans sa cellule, à l'isolement. Il s'agissait d'un individu mis en examen pour « dégradation ou destruction par incendie ayant entraîné la mort ». 
Le 8 juin en effet, les pompiers de Marquion avaient découvert le corps en grande partie carbonisé d'une retraitée, gisant sur son lit médicalisé, dans son domicile à Inchy-en-Artois. Rapidement, les enquêteurs de la section de recherches de Lille, appuyés par la brigade de recherches d'Arras et la cellule d'identification criminelle du Pas-de-Calais, avaient gelé les lieux. La piste criminelle prenait de l'ampleur au gré des investigations, recoupements et prélèvements réalisés sur place et dans le voisinage. Des voisins avaient aperçu un individu rôder avant le drame.
Un individu de 33 ans résidant à Moeuvres était finalement entendu comme témoin puis placé en garde à vue le 14 juin. Des éléments matériels le mettaient en cause, malgré ses dénégations. Il était déféré au parquet de Béthune, puis mis en examen et écroué à la maison d'arrêt d'Arras. Jusqu'à ce que des surveillants ne le découvrent inanimé dans sa cellule vendredi vers minuit, lors d'une ronde, pendu à son drap... « J'ai appris son décès par sa soeur lundi, indiquait hier son avocat, Jean-Louis Lefranc. J'étais extrêmement surpris. Une heure avant, je recevais par fax des demandes d'actes pour des expertises. Cela faisait en fait trois jours qu'il était décédé... Comment se fait-il que je l'apprenne ainsi ? »
L'enquête va se poursuivre à court, indique ce mardi le parquet de Béthune : « On n'en était qu'au début de l'instruction, il y a encore beaucoup de choses à étudier. Mais si tout converge vers cette personne qui s'est suicidée, on s'orientera vers une extinction de l'action publique. » De son côté, la famille du suspect envisage de porter plainte contre l'établissement pénitentiaire. Elle estime que le suicide aurait pu être évité, d'autant qu'on connaissait ses antécédents suicidaires.

http://www.lavoixdunord.fr/region/arras-apres-la-mort-d-une-retraitee-decouverte-ia29b0n541425

École touchée par le mystérieux virus de Grisolles : une fillette hospitalisée à Purpan

C'est le Dr Pascal Fabre responsable du secteur « Urgence et alerte» au sein de l'ARS (Agence Régionale de Santé) qui a confirmé, hier après-midi, l'information qui s'est répandue dans le bourg de Grisolles au cours de ces dernières heures. Information concernant l'état de santé de plusieurs enfants dont certains auraient été transportés au CH de Purpan à la suite du virus qui a mis sur le flanc une bonne quarantaine d'enfants de l'école maternelle Le Pré Vert de Grisolles (notre édition de samedi).
« C'est vrai qu'il y a quelques jours de cela, avançait le praticien, nous avons accueilli à Purpan une fillettede quatre ans qui souffrait de complications gastriques. Elle a pu ressortir assez rapidement mais comme sa maman craignait également pour son petit frère d'une vingtaine de mois, nous l'avons également accueilli dans nos services. Mais les deux enfants ont pu regagner leur domicile par la suite sans le moindre problème .»Et de préciser : «à ce jour, sur Grisolles, il reste encore une douzaine d'enfants atteints par ce phénomène de contact mais il n'y a rien d'alarmant. » Tous les ans, on observe en été (le plus souvent en juin) et automne une augmentation des diagnostics d'infections à entérovirus. Du côté de l'ARS, on relève que toutes ces infections sont fréquentes, surtout chez les enfants de moins de 15 ans. Ces virus sont la cause d'infections qui donnent de la fièvre, des symptômes des voies aériennes supérieures (angine, mal de gorge), des diarrhées, etc. survenant souvent dans les collectivités de jeunes enfants. Cette infection ressemble à une « grippe d'été ».

http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/27/1388344-virus-de-grisolles-une-fillette-hospitalisee-a-purpan.html

Un village mobilisé après une disparition mystérieuse

Une vingtaine de gendarmes, aidée par une équipe cynophile, un hélicoptère et une soixantaine d’habitants, recherchent activement un carrossier qui a mystérieusement disparu de Saint-Drézéry (Hérault), commune située non loin de Castries.
William Odin, 55 ans, est parti faire un tour en vélo, lundi, entre “midi et deux“, pour tenter de filmer des animaux sauvages avec sa nouvelle caméra. L’après-midi, il ne s’est pas présenté sur son lieu de travail et depuis il est introuvable. Les recherches se poursuivent dans un rayon d’une dizaine de kilomètres.

http://www.midilibre.fr/2012/06/26/dma-un-village-mobilise-apres-une-disparition-mysterieuse,523749.php

Dax : le chasseur tire sur un autre, « j'ai loupé la bécasse »

Hier, le tribunal de Dax a condamné un chasseur à deux mois de prison avec sursis pour blessures involontaires avec violation délibérée d'une obligation de sécurité pour des faits commis à Mimbaste, au mois de janvier dernier. Ce Dacquois de 54 ans, qui chasse depuis l'âge de ses 16 ans, a visé - et raté - une bécasse. Le problème est que derrière la bécasse se trouvait un tunnel de palombière aux allures faussement abandonnées. Les plombs de son fusil se sont alors logés dans le visage et l'œil gauche d'un autre chasseur qui était en train de faire le ménage… La première réaction du tireur maladroit en découvrant la figure en sang de son « collègue » d'infortune ? « J'ai loupé la bécasse ! » Un « ratage » qui n'est pas sans conséquences pour la cible involontaire. « Cela me brûle toujours. J'ai été opéré deux fois et je suis en attente d'une opération de la cataracte. J'ai perdu des dixièmes », explique la victime, cheveux blancs et polo rouge.
« Il y a eu un manquement à la sécurité puisqu'on a tiré en direction d'une palombière et à hauteur d'homme », souligne l'avocat de la partie civile. « Et la bécasse, elle, n'a rien », a commenté, pour sa part, le président du tribunal, Benoît Giraud.

« Il ne vit que pour la chasse »
L'avocate de la défense a d'abord insisté sur les qualités reconnues de son client, un homme « calme, réfléchi, respectueux, qui ne tire pas n'importe comment ». « Ce bon chasseur » a d'ailleurs reconnu les faits mais pensait que la palombière était abandonnée. « Il avait toutes les raisons de le penser. Les gendarmes eux-mêmes ont notifié qu'elle était remplie de ronces, ajoute l'avocate. Dans ces cas-là, le propriétaire met un panneau ''attention palombière''. Là, rien. Cela laissait clairement supposer que la palombière n'était plus en activité. Avoir blessé quelqu'un est traumatisant, infamant. Pour lui, ceux qui sont ici (au tribunal, NDLR) sont des délinquants. Il est célibataire et ne vit que pour la chasse… Il n'était pas ivre, il ne chassait pas près des maisons… »
Le représentant du parquet, Laurent Bidault, vice-procureur, a requis six mois à un an d'interdiction de chasser et deux mois d'emprisonnement avec sursis. Le chasseur qui a loupé la bécasse a été condamné à deux mois de prison avec sursis, son arme a été confisquée mais son permis ne lui a pas été retiré. Une provision de 2 000 euros a été accordée et l'affaire est renvoyée à l'intérêt civil le 3 décembre.

http://www.sudouest.fr/2012/06/26/j-ai-loupe-la-becasse-753818-3350.php

mardi 26 juin 2012

Ils achetaient des numéros de CB sur Internet

Trois jeunes du pays cannois de 21, 22 et 35 ans ont été condamnés mardi par le tribunal correctionnel de Grasse à des peines allant de 1 à 8 mois de prison ferme pour avoir fait leurs courses à Géant Casino avec des numéros de carte bancaire achetés frauduleusement sur internet.
A l'automne 2011, un de ces jeunes trouve le moyen d'acheter sur internet les coordonnées de six cartes bancaires, vendues sur un site de piratage bancaire hébergé au Vietnam. Les cartes appartiennent à des Américains. Coût de l'opération : 26 euros. Quelques jours plus tard, il les utilise avec un ami pour faire des achats de nourriture sur le site internet de Géant Casino.
Seulement, un des comptes est insuffisamment approvisionné. Casino porte plainte et une enquête est ouverte qui va permettre de remonter rapidement jusqu'aux escrocs en herbe, grâce à l'adresse de livraison des courses.
Mardi, le tribunal correctionnel de Grasse a condamné à 6 mois de prison ferme pour escroquerie le principal instigateur, qui a acquis les coordonnées des cartes bancaires. Ses deux complices ont écopé de 1 et 8 mois de prison ferme, ce dernier ayant un casier déjà fourni.

Jambe écrasée au travail : l'affaire jugée au tribunal

Un chariot élévateur a écrasé la jambe d'une employée le 16 juillet 2009. La responsabilité de la société Viquel était évoquée, hier, au tribunal de Soissons.

ELLE se déplace lentement, s'appuyant sur sa canne et grimaçant de douleur à plusieurs reprises pour se rendre près de la barre du tribunal correctionnel de Soissons. Une employée de la société Viquel, fabriquant du matériel pour les écoliers, n'oubliera jamais ce 16 juillet 2009 alors qu'elle travaillait dans l'unité de Grisolles. Son passage derrière un chariot élévateur a changé son quotidien. Sa jambe gauche a été écrasée. Elle a tenu à la montrer lors de l'audience.
A quelques mètres se tenait, hier, celui qui a longtemps été responsable de la société. Bien qu'à la retraite depuis plusieurs années, il tient à assumer la responsabilité de l'entreprise, poursuivie en tant que personne morale. Toute la question était là : une faute a-t-elle été commise. Pour le savoir, de nombreux échanges ont eu lieu, à commencer par un rassemblement, autour de photos et documents, des parties, avocats et protagonistes.

5 000 euros d'amende

La jeune femme, a indiqué son avocat, Me Lefèvre, poussait un chariot pour assurer son travail de préparation de commande lorsqu'elle a été heurtée par un chariot - élévateur celui-là - en marche arrière. Ce dernier, ont expliqué les représentants de la société, ne parcourait que deux mètres en avant ou en arrière, dans une zone que le reste du personnel était conduit à fréquenter également. Pourtant, le risque de collision avait été mis en évidence, notamment lors d'une réunion en présence de membres du CHS-CT (comité d'hygiène et de sécurité-conditions de travail) en 2008. D'ailleurs, aujourd'hui, une barrière rend impossible l'accès à la zone. Là était le sujet du débat. Les dispositions de l'époque, sachant que la zone était tout de même matérialisée, respectaient-elles la réglementation en vigueur ou pas ? En clair, l'entreprise est-elle fautive ?
Selon le rapport rédigé à l'époque par la représentante de l'inspection du travail, il était possible de bien séparer les cheminements des uns et des autres. Quant à la subtitut du Procureur, Marion de La Lande d'Olce, elle relevait que, dans la notice d'utilisation du chariot élévateur, il était bien spécifié que personne ne devait se trouver derrière. C'est une des raisons pour lesquelles elle a requis une amende de 5 000 euros contre la société. Mais pour les avocats de celle-ci, « on prend les choses à l'envers » puisque, selon eux, on considère que puisque la zone a été interdite par la suite, elle devait l'être au départ. Ils affirment qu'aucune règle ne l'imposait et que la société a respecté toutes ses obligations.
L'affaire est mise en délibéré et la décision sera rendue le 9 juillet.


http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/jambe-ecrasee-au-travail-laffaire-jugee-au-tribunal

Trois enfants fuguent à travers la France pour rejoindre leur mamie de Cannes

Pour rejoindre leur mamie sur la Croisette, deux sœurs âgées de 14 et 10ans et leur petit frère de 8 ans ont traversé toute la France en train samedi. L’aînée du trio avait tout planifié

Ils voulaient fuir les chamailleries des adultes. Les disputes et éclats de voix de leurs parents, en instance de séparation. Alors Marie-Caroline, Camille et Marc-Antoine, âgés de 14 à 8 ans, ont tout simplement pris le train. Telle une joyeuse colonie de vacances, pour traverser toute la France. Terminus « Mamie », sur la Croisette à Cannes. Un billet pour le Sud, et pour oublier les soucis.

C'est pourtant à la Roche-sur-Yon, chez leur papa notaire, que le trio devait passer le week-end. Leur maman, qui habite également dans le Pays de Loire, les avait déposés dans l'après-midi. « Papa, on va te faire un spectacle de fête des pères. Mais on doit retourner quelques minutes chez maman pour prendre les costumes », ont prétexté les enfants, jamais à court d'imagination lorsqu'il s'agit de berner les plus grands. Évidemment, ces jeunes fugueurs ne sont pas revenus.

« Si t'appelle la police, on fugue ! »

Lorsque les parents ont constaté leur absence réciproque au domicile de chacun, panique. D'autant plus que le téléphone portable de Marie-Caroline, l'aînée, était débranché. La maman quadragénaire, sur les nerfs, déposait plainte pour disparition au commissariat de la Roche, et d'importants moyens étaient alors mobilisés pour retrouver les chenapans. C'est alors qu'en soirée, Marie-Caroline, émue par les messages affolés de sa mère, finit par lui transmettre :« Ne t'inquiète pas, on a pris le train, on descend voir mamie sur Cannes. Mais n'appelle pas la police, sinon on fugue au beau milieu de la France ! ».

Un voyage planifié en secret à l'école

Depuis plusieurs semaines, la fillette avait tout planifié. Profitant de séances Internet à l'école pour mettre au point le voyage. Marie-Caroline avait subtilisé deux billets de train déjà acquittés par sa mère en vue des vacances de juillet, et en avait payé un troisième pour l'évasion Grand Sud sur sa propre tirelire. Avec trois correspondances au programme, un changement sur le quai de Lyon, et rien à manger. Dans le train, ces drôles de voyageurs ont même été contrôlés, sans broncher !

Avisé, le Parquet de la Roche-sur-Yon, en collaboration avec celui de Grasse, décide de laisser les enfants (désormais localisés en lieu sûr) accomplir leur périple de plus de 1 000 km, jusqu'à l'accueil de la grand-mère et des autorités en gare de Cannes, samedi à 22 heures. La maman a pris l'avion dimanche pour rejoindre ses garnements. Soulagée de les retrouver sains et saufs. Plus rassurée par leur désir de vacances anticipées que pressée de leur donner la fessée…
 

Qui conduisait la voiture meurtrière ?

Ils étaient venus à la salle des fêtes de Saint-Beauzeil pour célébrer le retour d'amis partis plusieurs mois aux États-Unis et la fête a viré au cauchemar, l'un des « festayres » se faisant écraser par une voiture à l'issue d'une violente rixe.
Au lendemain du décès de Ludovic Sarrazin, 29 ans, originaire de Castillonnès (47), et de l'arrestation de cinq personnes, trois hommes et deux femmes, à Villeneuve-sur-Lot et Montayral, les gendarmes ont tenté de démêler les tenants et aboutissants de cette effroyable soirée. Non sans mal, puisque les premières auditions des cinq mis en cause (1), placés en garde à vue en Tarn-et-Garonne, auraient vu les différents protagonistes chercher, soit à se renvoyer la balle, soit à cacher l'identité du conducteur de la voiture meurtrière qui a écrasé le corps du jeune homme originaire de Castillonnès.

Seulement trois à l'intérieur de l'auto lors du choc mortel

Un acte délibéré ? Plus que la marche arrière effectuée à vive allure, un témoin nous a fait part, hier soir, du fait que le véhicule aurait fait « plusieurs allers-retours sur la chaussée avec la volonté de viser des personnes ». Dans cette affaire, il semblerait que les enquêteurs ont déterminé que trois personnes se trouvaient à l'intérieur de l'auto lors du choc avec la victime, probablement deux hommes et une femme, âgés de 21 ans, 24 ans et 20 ans ; la seconde femme et le cinquième homme n'ayant visiblement pas pris place dans le véhicule au moment des faits. Au sein de ce trio, les plus forts soupçons semblent peser, pour le moment, sur un des deux demi-frères, connus des forces de l'ordre villeneuvoises pour des affaires de cambriolage et de stupéfiants, qui faisaient partis de cette bande.
Si la non-reconnaissance des faits par le conducteur devait encore être de mise, plusieurs mis en cause pourraient donc être présentés, cet après-midi, au parquet. Pour rappel, ce dernier a ouvert dès dimanche une procédure pour « homicide volontaire ».
Hier, les gendarmes ont également épluché minutieusement les auditions de l'ensemble des témoins, parmi la cinquantaine de participants à cette funeste soirée, pour savoir quel rôle avait tenu chacun dans la violente bagarre et la folle chevauchée de l'auto.
Cette dernière, une Golf, a été, pour sa part, passée au peigne fin par les techniciens en identification criminelle pour relever un maximum d'éléments.
(1) Toute personne qui se voit reprocher une infraction est réputée innocente tant que sa culpabilité n'a pas été légalement établie.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/26/1387325-saint-beauzeil-qui-conduisait-la-voiture-meurtriere.html

Montrond-les-Bains: explosion dans une déchetterie, un blessé

Un engin vraisemblablement d'origine militaire a explosé, ce lundi vers 15h30, à la déchetterie de Montrond-les-Bains. Un blessé est à déplorer. Le site est fermé.
L'incident s'est déroulé vers 15h30. La victime est un usager de la déchetterie qui voulait tout simplement faire son devoir civique. En effet, c'est en déplaçant une sorte de tube en carton de la benne à bois que l'explosion est survenue. L'engin, qui selon nos informations, est d'origine militaire a grièvement blessé l'homme âgé d'une quarantaine d'années. Il a été transporté en urgence à l'hôpital Nord.
Suite à l'explosion qui a effrayé les personnes présentes. Les lieux ont été vidés. La déchetterie est fermée au public en attendant, par précaution, le passage d'une équipe de déminage qui doit sécuriser les lieux. Il pourrait s'agir d'une ancienne fusée éclairante.


http://www.leprogres.fr/loire/2012/06/25/montrond-les-bains

La Rochelle : deux jours d'agonie

C'est un procès de la violence aveugle, gratuite et de la misère sociale sur fond d'alcool qui va se tenir de mercredi à vendredi à la cour d'assises de la Charente-Maritime, au palais de justice de Saintes. Trois hommes seront dans le box des accusés pour avoir roué de coups Mario Burguin, 45 ans, dans un appartement de l'avenue de Moscou, à La Rochelle, le 3 février 2010 en soirée. La victime était décédée deux jours plus tard, des suites de ses blessures, sans que personne ne se soucie de son sort.
Deux frères, Kévin et Jimmy Lefèvre, âgés de 22 et 27 ans lors des faits, vont comparaître détenus. Ce qui ne sera pas le cas du troisième larron, Grégory, alors âgé de 25 ans. Ce 3 février 2010, tout ce groupe d'amis fête l'anniversaire de « Greg », avenue de Moscou, au domicile de Fabio Burguin, handicapé physique et mental, le frère de Mario. Ce dernier, SDF, avait trouvé refuge chez lui.

L'alcool coule donc à flots. Et pas seulement. De la morphine a aussi été consommée. D'un seul coup, la situation dégénère. Pour une raison inconnue, un déchaînement de violence s'abat sur Mario Burguin. Les coups de pied fusent sur tout le corps et plus particulièrement la tête. L'acharnement vire à la torture. Alors que la victime gît au sol, une chaise est positionnée sur son thorax. L'un des agresseurs monte dessus et écrase de tout son poids le pauvre malheureux.
Bien amoché, la tête en sang, le sans domicile fixe est alors traîné par les cheveux jusqu'à la salle de bain et jeté dans la baignoire pour qu'il se lave. Les trois accusés étaient allés s'alcooliser un peu plus en ville avant de repasser à l'appartement sans se préoccuper de l'état de santé de celui qu'ils venaient de tabasser.
Déjà un premier procès
Et on ne peut pas dire que cet état s'est arrangé au fil des heures. Au contraire. Le lendemain, les fêtards font une visite à Fabio. Tous assurent que son frère est encore vivant. Nu, il se traîne sur le canapé. La tête qui a doublé de volume, certes, mais en vie. Pas la peine, donc, pour eux, d'alerter les secours. Surtout que, quelque part, ils doivent se sentir un peu coupables.
Le surlendemain, en revanche, en découvrant le corps froid de leur souffre-douleur, les frères Lefèvre suggèrent à Fabio Burguin d'appeler les pompiers. Ces derniers découvriront un cadavre. Un traumatisme crânien serait à l'origine du décès.
Dans cette affaire, un premier procès a déjà eu lieu au tribunal correctionnel de La Rochelle, en avril dernier. Deux autres Rochelais, présents à un moment sur les lieux, y ont écopé de 24 et 18 mois de prison avec sursis pour non-assistance à personne en danger. Ils ont également été condamnés à verser solidairement 1 500 euros au frère de Mario.

http://www.sudouest.fr/2012/06/25/deux-jours-d-agonie-752616-1391.php

lundi 25 juin 2012

Vichy: un homme écroué après une rixe

Un homme d'origine antillaise a été mis en examen et écroué après le meurtre d'un homme de 26 ans au cours d'une rixe au couteau, dans la nuit de jeudi à vendredi à Vichy (Allier), en marge de la Fête de la Musique, a-t-on appris lundi de source policière.

Présenté dimanche au parquet, cet homme de 23 ans, qui a reconnu les faits, a été mis en examen pour "homicide volontaire", "tentative d'homicide et coups et blessures volontaires", avec la circonstance aggravante d'être sous l'empire d'un état d'ivresse manifeste, a précisé le procureur de la République de Cusset qui a ouvert une information judiciaire.

Vers 1H45 du matin, une altercation avait éclaté pour une raison indéterminée entre deux groupes de trois personnes, sur une place proche de la gare, où une scène avait été dressée pour les musiciens locaux.

L'un d'eux, John Ross Cooper, a sorti une paire de ciseaux et frappé trois hommes, blessant mortellement l'aîné et en blessant deux autres âgés d'une vingtaine d'années, dont un grièvement.

Le blessé léger a été transporté à l'hôpital de Vichy et l'homme, grièvement atteint, a été hospitalisé à Clermont-Ferrand où il a été opéré avec succès. L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Clermont-Ferrand


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/06/25/97001-20120625FILWWW00575-vichy-un-homme-ecroue-apres-une-rixe.php

Un des plus gros trafics de faux papiers démantelés en France jugé à Lyon

Seuls la moitié des 23 prévenus se sont présentés lundi matin devant le tribunal correctionnel. Son président a souligné qu’"une incertitude pèse sur l’identité» de plusieurs d’entre eux, puisqu’ils détiennent pour la plupart des papiers authentiques mais obtenus sur la base de faux.
Les faits poursuivis, qui se sont produits entre 2008 et mars 2009, principalement en région parisienne et autour de Saint-Etienne et de Lyon, leur valent des mises en examen pour «obtention indue de documents administratifs», «usage de faux», «usurpation d’identité», et concernant certains pour «aide à l’entrée et au séjour irrégulier d’étrangers en France» et «corruption active» ou «passive».
L’affaire avait démarré mi-2008 par un appel anonyme à la police de l’air et des frontières de Lyon, dénonçant un certain Boumediene Medina, de nationalité algérienne et en situation irrégulière sur le territoire national, comme le détenteur d’un faux passeport français qui aurait fourni des faux documents à des compatriotes. Des extraits d’actes de naissance portant 15 identités avaient été retrouvés chez lui.
Les enquêteurs mettaient au jour deux filières distinctes mais travaillant de manière coordonnée, à l’origine de la constitution de centaines de dossiers en vue d’obtenir des passeports français, au nom de ressortissants français d’origine algérienne, morts ou en vie, avec des identités véritables ou imaginaires.
La première filière commandait des identités véritables de ressortissants français d’origine algérienne à des fonctionnaires algériens corrompus et remettaient à des Algériens en situation irrégulière des packs de documents constitués de vrais extraits d’actes de naissance et de fausses factures EDF prouvant une domiciliation en France. La seconde filière vendait des documents contrefaits.
La plupart des prévenus ont reconnu une partie des faits mais en minimisant leur participation, durant l’instruction menée principalement par la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Lyon.
Un homme qui travaillait au consulat d’Algérie à Bobigny a admis avoir accéléré des dossiers, et une femme de l’antenne de la préfecture dans le XVIIIe arrondissement de Paris a avoué avoir aidé à délivrer des passeports contre rémunération pour payer les soins de sa soeur malade.
Les prix s’échelonnaient par dossier entre 7000 et 12000 euros, sommes qui étaient partagées entre les faussaires, les intermédiaires et les chefs de filière. Un rabatteur de clients algériens en Suisse et Grande-Bretagne est également poursuivi, ainsi qu’un intermédiaire qui touchait de l’argent de Grande-Bretagne et de Suède.
Le procès doit durer deux semaines.

http://www.leprogres.fr/rhone/2012/06/25/un-des-plus-gros-trafics-de-faux-papiers-demanteles-en-france-juge-a-lyon

La disparue retrouvée en état de déshydratation

À Puygouzon, une femme dépressive est partie hier matin de chez elle. Sa disparition a été signalée vers 15 heures. Les gendarmes du Psig d'Albi et de la communauté de brigades de Réalmont sont partis à sa recherche. Après avoir repéré sa voiture au rond-point de Ranteil, ils ont retrouvé la dame près du chenil. À la fois pour avoir marché sous la chaleur et pour avoir pris des médicaments, elle était proche du malaise et en état de déshydratation. Pompiers et Samu l'ont transportée à l'hôpital d'Albi. Elle a expliqué aux gendarmes être partie car « elle ne s'entend pas avec son voisin et en avoir assez de ce conflit perpétuel ».

http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/25/1386402-puygouzon-la-disparue-retrouvee-en-etat-de-deshydratation.html

Violente rixe rue de la République, deux blessés

Les personnes attablées vendredi soir aux différentes terrasses de la place Mallet, à Bagnols, ont assisté à une scène pour le moins inquiétante. Vers 22 h, un individu passablement énervé a déboulé en criant sur la place tout en brandissant ce qui pouvait ressembler à une batte de base-ball. Il passe tout près des clients qui ne sont pas rassurés. Tout laisse à penser, aux yeux des nombreux témoins, qu’il veut s’en prendre à quelqu’un.
L’homme finit par disparaître dans la rue de la République. Quelques minutes plus tard, deux voitures se garent près de la mairie. Plusieurs personnes en sortent, dont deux équipées de bâtons. Une troisième semble masquée. Elles se dirigent toutes vers la rue de la République, où une violente rixe éclate. Entre-temps les policiers sont alertés, mais en un éclair les protagonistes se sont dispersés dans la nature.

Bilan : deux blessés légers, dont une femme touchée par une pierre à la tête. L’autre, un homme, est atteint au thorax. Tous deux ont été transportés par les pompiers au centre hospitalier de Bagnols. Pour l’instant, les motifs de la bagarre restent très flous. Il pourrait s’agir d’un règlement de compte lié à des activités illégales.

http://www.midilibre.fr/2012/06/24/violente-rixe-rue-de-la-republique-deux-blesses,522533.php

Six mois avec sursis pour cinq semaines de coma

Tribunal correctionnel de Saint-Quentin.- Il s'était rendu quelque temps après le dramatique accident qui avait laissé sa victime cinq semaines dans le coma. Mardi, il a été condamné à six mois avec sursis.

Le choc aurait pu coûter la vie à un salarié de l'Habitat Saint-Quentinois, âgé aujourd'hui de 43 ans. Il est très tôt, ce 15 février 2011. L'aube n'est pas encore levée. Le technicien de surface se rend au travail à mobylette. Comme tous les jours. « Je fais ce même trajet depuis vingt-cinq ans. Et depuis cinq ans sur cette mobylette », raconte la victime. Tout d'un coup, le choc, à l'angle des rues Bailleux et Camille-Desmoulins. La Clio d'Antoine, 37 ans, et le deux-roues entrent en collision.
Un an et quelques mois plus tard, ce mardi, à la barre du tribunal correctionnel de Saint-Quentin, le prévenu admet : « C'était la nuit, je ne voyais rien. Mais j'ai senti quelque chose. J'ai cru que c'était un choc sur le pare-brise. »
Il voit son véhicule abîmé, et… repart. La suite ? Les magistrats la racontent : « Des passants retrouvent le blessé hagard, sur le trottoir. Impossible de se souvenir de quoi que soit. » La mobylette, à quinze mètres de là. Ce sont ces témoins qui appellent les secours.
« Je ne me rappelle plus de rien », confie encore aujourd'hui la victime à l'audience.

Délit de fuite et preuves maquillées
Après le délit de fuite, Antoine lit bien les appels à témoin dans la presse. Mais il a peur.
Alors que l'accidenté est dans le coma, transféré au centre hospitalier d'Amiens, touché au bassin et à la jambe, le chauffard cherche à maquiller les preuves.
Les policiers recherchent activement une Renault Clio grise. Des traces de choc devraient être visibles à l'avant droit, au vu des débris du pare-chocs visibles sur les lieux de l'accident. Alors Antoine porte sa voiture dans un garage. C'est le garagiste qui va alerter les fonctionnaires. Antoine va finalement se rendre de lui-même avant d'être interpellé.
Pire : « J'ai fait une fausse déclaration d'accident, je suis allé voir un ami pour qu'ils disent aux assurances être entré en collision à un giratoire. J'avais fait un délit de fuite. Je savais que j'avais une chance sur deux de ne pas être retrouvé. J'ai tenté ma chance, ça n'a pas marché. »
Il comparaît donc ce mardi pour blessures involontaires, délit de fuite, destruction d'objet concernant un crime ou un délit pour faire obstacle à la manifestation de la vérité, altération frauduleuse de la vérité dans un écrit.
Seulement voilà : les juges ne peuvent que constater et expliquer à la victime : « Votre mobylette se trouvait au-delà du stop. » Le cyclo a donc pu marquer l'arrêt et repartir, la priorité est grillée.
Antoine se retrouve donc relaxé pour les blessures involontaires. Mais pour tout le reste, il est condamné à six mois de prison avec sursis, et six mois de suspension de permis. Plus l'obligation d'effectuer un stage de sensibilisation à la sécurité routière.

http://www.aisnenouvelle.fr/article/faits-divers-%E2%80%93-justice/six-mois-avec-sursis-pour-cinq-semaines-de-coma

dimanche 24 juin 2012

Royan: la fête du bac sur la plage dégénère, les policiers caillassés

La traditionnelle fête du soir du bac sur la plage de Saint-Palais avait pourtant été interdite par la préfète de Charente-Maritime, mais Internet a été plus fort… Vendredi soir, plage du Bureau, ils étaient des centaines de lycéens, pour célébrer à leur manière la fin des épreuves. « Ils sont arrivés à partir de 21 heures, par petits groupes, ils étaient joyeux évidemment, mais très calmes », assure un témoin. Jusqu'à 22 h 30 tout s'est passé sans incident. « Ils étaient au moins 500, voire plus, mais il n'y avait aucun problème. Sachant que cette fête était interdite, je pense qu'ils devaient faire attention… » poursuit le témoin. Plusieurs fonctionnaires de la police nationale de Royan étaient sur place ainsi que les policiers municipaux de Saint-Palais pour assurer une surveillance discrète, mais visible quand même.
Chien et gaz lacrymogènes

C'est vers 23 heures qu'ont eu lieu les premiers dérapages. Des jeunes, visiblement venus de l'extérieur, -toujours selon des témoins- ont commencé à chercher des noises à quelques lycéens. « Il y avait deux groupes d'une vingtaine d'individus » assure un habitant qui a assisté à des scènes de violence. C'est sur le parking derrière la plage du Bureau que la plupart des bagarres auraient eu lieu jusque vers 2 heures du matin. Les policiers municipaux de Royan et de Vaux sont venus prêter main-forte à leurs collègues qui en tentant de calmer les perturbateurs ont été pris à partie à leur tour. Des pierres ont été lancées sur les fonctionnaires qui ont été obligés de faire usage de gaz lacrymogène pour se défendre. Le chien de la police municipale de Saint-Palais a été lâché. « Il y a eu une excellente coordination des policiers municipaux et nationaux » se félicitait hier Didier Besson, adjoint au maire de Royan. Il n'y aurait pas eu de blessés.
Quatre individus auraient été interpellés par les policiers de Royan et conduits au commissariat. Des membres de leur bande ont alors lancé des pierres sur le bâtiment et ont même réussi à briser une vitre blindée rue Alsace-Lorraine.

http://www.sudouest.fr/2012/06/24/la-fete-du-bac-sur-la-plage-a-degenere-en-bagarre-752171-1391.php

Disparitions dans la Garonne : le ministre de l'Intérieur espéré sur les quais de Bordeaux

Toujours rien. Les recherches se sont poursuivies hier dans la Garonne pour tenter de retrouver le corps de l'homme aperçu dans la nuit de jeudi à vendredi se débattant dans l'eau, près des quais à Bordeaux. Le disparu n'est toujours pas formellement identifié, mais il y a une forte probabilité qu'il s'agisse du sans domicile fixe de 29 ans dont le sac à dos a été repêché alors que l'homme en difficulté venait de heurter un bateau et de passer sous la quille.
Depuis juillet 2011, c'est le sixième jeune qui disparaît dans des conditions similaires, emporté par les eaux troubles et capricieuses de la Garonne. Hier, comme vendredi, des kayakistes, un club de jet-ski et des plongeurs ont rejoint pompiers, policiers et gendarmes, qui s'activent déjà depuis deux jours avec tous les moyens terrestres, aériens et nautiques possibles.

Opérations de contrôle
Les policiers maintiennent leurs opérations de contrôle sur le site du miroir d'eau afin de faire appliquer plusieurs arrêtés préfectoraux et municipaux imposant par exemple la fermeture des épiceries de nuit à 22 heures, interdisant le transport, la détention et la consommation d'alcool en réunion dans un périmètre bien délimité, mais aussi le franchissement des garde-corps.
Des mesures insuffisantes, selon la députée de la 2e circonscription de la Gironde et ministre déléguée aux Personnes âgées et à l'Autonomie, Michèle Delaunay. La Bordelaise a dû perdre le numéro de la ligne directe de son collègue de la Place Beauvau. C'est en effet par communiqué de presse interposé qu'elle réitère son invitation et espère la venue prochaine du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, à Bordeaux.
« Pour examiner à la fois les causes possibles de ces noyades » et les solutions susceptibles de les prévenir. Si Michèle Delaunay « pense, en particulier, à la mise en place de dispositifs de sécurité en bordure des quais, à l'exception des zones d'accostage », elle ne va pas plus loin dans ses propositions.
À quelques jours de Bordeaux fête le vin, grand rendez-vous économique et touristique de la ville, la députée-ministre regrette que le dernier magazine municipal parlant de l'événement ne comporte pas de « message d'alerte sur la possibilité d'accidents », ni une « invitation à la modération à l'occasion de la fête du vin et au-delà d'elle ».

http://www.sudouest.fr/2012/06/24/manuel-valls-espere-sur-les-quais-bordelais-752136-7.php

Violences mortelles / Douze ans de réclusion criminelle

Emmanuel Siegmund, âgé de 43 ans, a été condamné hier à douze ans de réclusion criminelle pour violences mortelles sur son épouse à Fresnoy-le-Grand, en février 2010.

C'EST l'histoire d'un homme rongé par un mal intérieur, l'alcool. Cette béquille entraîne sa chute. Il ne faut pas rechercher dans son enfance les raisons de cette faille. Emmanuel Siegmund, 43 ans, né à Saint-Quentin, est le fils d'un ouvrier tisserand et d'une mère au foyer. Il est choyé, plein de souvenirs de bonheur. Les vacances se déroulent au Touquet. Dans cette famille, les hommes ont les mains calleuses et le goût de l'effort. Les femmes sont besogneuses. Il apprend le métier de coiffeur et reste avec ses parents à Fresnoy-le-Grand jusqu'à l'âge de 26 ans. Toute son existence se déroule dans la proximité des visages et des lieux. Ce témoin de Jéhovah, hostile à la violence, n'effectue pas son service militaire. Il rencontre Sonia Masse dans une discothèque à Wassigny et l'épouse en octobre 2006. « Il y avait de quoi être heureux » dit-il.

Le drame de l'indifférence
Les relations restent, tout de même, fraîches avec sa belle-famille qui le suspecte de boire plus que de raison. Le roi des ciseaux s'installe à son compte à Fresnoy-le-Grand. Il se montre aimable. Emmanuel Siegmund est même un commerçant avisé. Il offre le café à ses clients, anime le salon par ses plaisanteries. Cette façade cache un comportement de bourreau. Il gifle son père, cause une fracture du tibia à sa maman. C'est toujours l'alcoolisme qui lui inocule cette furie. Face à l'adversité, il se montre fragile et démuni.


La mort rôde. Elle frappe son papa victime de la canicule en 2003. Son beau-frère succombe en 2008 lors d'une rixe à Bohain.
Peu à peu, Emmanuel Siegmund vacille, comme son épouse. Les bouteilles de bière et de vodka s'entassent dans la maison. Les disputes violentes se multiplient. L'une d'elles survient le 11 février 2010. Sonia Masse, 46 ans, succombe sous les coups. La date de sa mort n'est toujours pas connue avec certitude. « C'est lui qui l'a tuée. J'ai une photo de ma fille mais c'est tout ce que j'ai », raconte la mère de la victime. Son regard est celui d'une exilée éternelle sur les terres du malheur.
Son avocate, Me Delvallez, évoque aussi tristement Sonia « C'est l'héroïne bien malgré elle d'une tragédie ».


Emmanuel Siegmund n'esquive pas sa faute. Mais il est souvent maladroit. A la prison de Laon, il se confie à une surveillante qui le traite de « mythomane et de dérangé ». Les autres détenus le suspectent d'avoir tenté des avances vis-à-vis de la fonctionnaire. Il se montre souvent ainsi, bavard et confus. Le roucouleur est gagné par les fausses notes. Une attitude qui nuit à sa défense.
Les parties civiles taillent en pièce le comportement de l'accusé. « Il a dit, elle est tombée. Il a cru que ce mensonge allait le sauver. Mais la réalité, c'est le corps de Sonia », s'insurge Me Stalin, l'un des avocats du fils de la victime. Me Vignon renchérit en décrivant le traumatisme de l'adolescent âgé de 14 ans aujourd'hui : « La dernière vision de sa maman, c'est un visage tuméfié. Ses derniers mots sont un appel au secours ».
Une maman est morte. Elle aurait pu être sauvée si les pompiers n'avaient pas été alertés deux jours après.


Aude Bellan, avocate générale, déplore l'indifférence générale entourant ce drame. Elle estime « le risque de récidive n'est pas à exclure ». La représentante de la société requiert une peine de onze ans d'emprisonnement et un suivi socio-judiciaire de cinq ans.
Emmanuel Siegmund est incarcéré depuis deux ans et quatre mois. Il a été condamné à douze ans de réclusion criminelle et à cinq ans de suivi socio-judiciaire.


http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/violences-mortelles-douze-ans-de-reclusion-criminelle

samedi 23 juin 2012

Marseille : il tue une sexagénaire en faisant du rodéo à moto

Un jeune homme de 20 ans a été interpellé vendredi soir à Marseille, après avoir tué accidentellement une sexagénaire alors qu'il faisait du rodéo sur une moto.
Selon des témoins, le jeune homme pilotait une moto sur la roue arrière, vendredi soir dans une cité des
de Marseille, quand il a percuté de plein fouet une femme de 67 ans qui traversait la chaussée.
La victime n'a pu être ranimée malgré l'intervention des marins-pompiers.
Blessé à la jambe, le motard, qui ne possédait pas d'assurance pour le deux-roues, a été hospitalisé en attendant un placement en garde à vue, a-t-on précisé de même source.
Les investigations ont été confiées par le parquet à la division Nord de la ville.


http://www.leparisien.fr/marseille-13000/marseille-il-tue-une-sexagenaire-en-faisant-du-rodeo-a-moto-23-06-2012-2062437.php

Il agresse un contrôleur à la gare

Jimmy B, 27 ans, 14 condamnations (pour des vols essentiellement) a comparu, jeudi devant le tribunal correctionnel d' Albi, sous escorte et détenu parce qu'un de ses sursis avec mise à l'épreuve a sauté.
Cette fois-ci, la justice lui reproche d'avoir agressé un contrôleur SNCF, le 29 octobre 2011 en gare de Lisle-sur-Tarn. Selon Jimmy, charpentier-couvreur, il aurait demandé au contrôleur pourquoi le train ne s'était pas arrêté à la gare de Gaillac. Il aurait alors été bousculé.
« Il m'a poussé volontairement, j'ai pas aimé et je lui ai donné un coup de poing », explique-t-il.

« Il était énervé »

La version de la partie civile, qui représente et le contrôleur et la SNCF, est légèrement différente. « Nous sommes confrontés de plus en plus à des actes de violences gratuits. Il était énervé parce qu'il n'était pas descendu en gare de Gaillac et il lui a mis une droite au visage », confie l'avocate qui demande 1 200 € de dommages et intérêts pour le contrôleur tuméfié et 2 700 € pour la SNCF.
La procureur, Charlotte Beluet, de son côté, réclame 5 mois fermes. « La victime n'a même pas été entendue, lance Me Thibault Terrié, en défense. Il a 14 condamnations, c'est vrai mais rien depuis 4 ans ; Un travail d'intérêt général serait profitable à de la prison ferme.
Il a une famille et un petit garçon en bas âge. » Le tribunal ne l'a pas entendu et a suivi les réquisitions. Le prévenu devra verser 3 100 € de dommages et intérêts.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/23/1385162-lisle-sur-tarn-sncf-il-agresse-un-controleur-a-la-gare.html

Disparitions dans la Garonne : elle court, elle court, la rumeur

Chaque fois, c'est pareil. Elle court, elle court la rumeur. L'opinion publique veut absolument trouver un coupable, prouver l'intervention d'un tiers pour expliquer ces décès ou disparitions dans la Garonne. Les hypothèses les plus extravagantes ont été avancées, relayées par les forums et les réseaux sociaux. Crédibles pour certaines, tant que les corps restaient introuvables.
Après la théorie du trafic d'organes de jeunes en bonne santé, émise lors des premières disparitions d'étudiants depuis retrouvés noyés sans aucune trace chirurgicale, la thèse d'un « serial pousseur» a été formulée. Seuls parmi les proches des victimes à y croire et à s'accrocher à cette thèse d'une main criminelle, les parents de Vincent Zecca, un des étudiants disparus et retrouvés noyés au printemps, ont déposé une plainte contre X pour homicide volontaire fin mai. Les « éléments troublants » nouveaux, promis par leur avocat n'ont pas été fournis. Mais la brigade criminelle de la sûreté départementale travaille toujours sur ce dossier.

Cette idée d'un serial pousseur avait été qualifiée de «pur fantasme» par le directeur départemental de la sécurité publique, l'inspecteur général, Pierre-Marie Bourniquel. « D'autres jeunes ont fait un plongeon involontaire dans la Garonne parce qu'ils voulaient satisfaire un besoin naturel, parce qu'ils ont enjambé la rambarde par jeu ou défi », fait valoir un policier proche des enquêtes. « Heureusement, ils ont été tirés des eaux à temps. Ils ont vite dessaoulé. Quand on les interroge, ils font plutôt profil bas. Aucun n'indique avoir été suivi derrière la barrière, ni ne mentionne un pousseur doté d'une force incroyable pour les propulser à l'eau par-dessus le garde-corps».
Fin mars, le parquet de Bordeaux a même organisé une conférence de presse pour faire taire «ces rumeurs fantaisistes infondées » et persistantes. Elles ont repris de plus belle ce vendredi sur internet, s'insinuant dans les esprits. « Enfin n'y aurait-il pas quelqu'un qui prendrait un malin plaisir à pousser les gens dans la Garonne ? » , demande un internaute. « Autant de jeunes qui tombent dans la Garonne en une année est plus que suspect », remarque un autre.
Il est vrai que la répétition des faits pose question. Mais la vérité est peut-être plus crue et brutale. Plus banale. Des chutes accidentelles dans la Garonne, liées au moins pour les cinq premières disparitions à une consommation excessive d'alcool. Dans un fleuve si proche et si dangereux à la fois à cause de ses eaux qui suivent le mouvement des marées, tourbillonnent, sont rendues opaques par les limons.
A nouveau, cet après-midi, le parquet s'est exprimé. « Pour la disparition de ce jeune marginal, nous ne savons rien, il est encore trop tôt », a souligné le procureur adjoint Gérard Aldigé. «Pour les autres, nous pensons davantage vraisemblable la thèse accidentelle car il n'y a pas d'élément nous permattant d'étayer l'hypothèse d'un crime ».

http://www.sudouest.fr/2012/06/22/disparitions-dans-la-garonne-la-rumeur-a-la-peau-dure-751060-2780.php

Il raconte les derniers instants de sa maman aux Assises

Accusé de violences mortelles sur son épouse à Fresnoy-le-Grand, Emmanuel Siegmund connaîtra son sort ce soir. Hier, les derniers instants de la maman ont été racontés par son fils âgé de 14 ans.

«AU secours. » Ce cri de détresse déchire la fin d'après-midi, le vendredi 11 février 2010, dans une maison de Fresnoy-le-Grand. Il résonne au n° 564 de la rue Jean-Jaurès. C'est une voix de femme et c'est la dernière fois que Sonia Masse, 44 ans, épouse Siegmund, s'exprime. À chaque scène de violence, l'enfant du couple se réfugie près de son ordinateur. Ce soir-là, il prévient son père qu'il va venir dire bonsoir à sa maman. Emmanuel Siegmund, l'accusé, lui répond qu'elle est fatiguée et que cela n'est pas nécessaire. Quand le fils, âgé de 12 ans, se dirige vers le canapé du salon, le lendemain, il constate la présence du corps allongé sur le dos de sa mère. Il est recouvert d'une couette et il est tout froid. Ce n'est que deux jours après que les pompiers sont prévenus.
En attendant, le père et le fils prennent leur repas à quelques mètres du cadavre. Le drame ne change rien à l'emploi du temps familial. Le chien, énergique, est conduit en promenade à Étaves-et-Bocquiaux. Le père aperçoit, devant une maison, la voiture d'une connaissance. C'est cet homme qui les accompagne à Fresnoy-le-Grand et alerte les secours. L'enfant est conduit au centre hospitalier de Saint-Quentin pour subir des examens. Il pose cette question à une infirmière : « Est-ce que ma mère aura droit à un enterrement ? »

Un témoignage édifiant

C'est bien lui, l'élément clé dans ce huis clos dramatique, l'enfant écartelé entre son père accusé et sa maman décédée.
Âgé de 14 ans, il a témoigné hier. Le malheur l'a rendu mûr. Il a la voix d'un adolescent mais il utilise les mots d'un adulte. « Tout le monde savait qu'il y avait des violences à la maison mais personne n'a rien fait. J'ai vu ma mère couverte de bleus sur sa tête. Elle n'était plus reconnaissable. Je me suis dit qu'elle était morte. Mon père m'a dit qu'on allait l'enterrer dans le jardin. Il l'a recouverte d'une couverture et laissée là. La journée du samedi s'est déroulée normalement. On a fait des courses en achetant du pain et un éclair au chocolat. Mon père ne parlait pas. C'était un peu horrible. Chaque année, lors de la fête des mères, je vais porter une fleur sur la tombe de ma maman pour honorer sa mémoire. »*

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/il-raconte-les-derniers-instants-de-sa-maman-aux-assises

vendredi 22 juin 2012

Le concubin boit, son amie trinque

Quand il a bu, Dominique Uhry ne se contrôle plus. Sa concubine en sait quelque chose. En janvier 2011, le tribunal correctionnel avait déjà condamné ce Rémois de 49 ans à quatre mois de prison ferme pour lui avoir tapé dessus. Elle lui avait pardonné, le couple s'était reformé.
Las ! Le 14 mai 2012, toujours sous l'emprise de l'alcool, Dominique Uhry s'en prend une nouvelle fois à sa concubine. Il lui serre le cou, la colle à terre puis s'empare d'un couteau de cuisine avec lequel il menace de la « planter ». Des coups de couteau, il en assène toute une série, non sur son amie, heureusement, mais dans le mur du couloir qu'il dégrade sérieusement.
Ecroué dans le cadre d'une comparution immédiate, Dominique Uhry a été jugé cette semaine après avoir sollicité un délai pour préparer sa défense. S'agissant d'un récidiviste, il n'a pas échappé à la peine plancher qui lui pendait au nez : trois ans d'emprisonnement, mais deux assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve. Son maintien en détention a été ordonné.


http://www.lunion.presse.fr/article/faits-divers/le-concubin-boit-son-amie-trinque

Il ne connaît pas la couleur du permis de conduire

Le 31 mai, à Tarbes, L. S., 51 ans, n'avait pas les idées claires. Il avait pourtant pris le volant et les policiers qui roulaient derrière lui ont constaté qu'il « circulait par à-coups ».
Lorsqu'ils ont mis le gyrophare, l'homme appuie sur le champignon. Et une course-poursuite s'engage dans les rues de Tarbes.
La rue Larrey a même été prise en sens interdit par le fuyard, interpellé rue du Foulon et qui a fait l'objet d'une procédure de comparution immédiate. « Vous présentiez, avec votre passagère, les signes de l'ivresse et vous vocifériez », souligne la présidente Gadoullet en évoquant les faits. Le prévenu se défend : « Je n'avais pas compris que c'était les gendarmes, j'ai cru que c'était des gens qui m'en voulaient, des gitans ».
Le hic, c'est qu'il a refusé de souffler dans l'éthylomètre. Ce qui ne joue pas non plus en sa faveur, c'est qu'il a 28 condamnations à son actif (circulation sans permis, violence avec arme, la liste est interminable)
- « C'est de quelle couleur le permis de conduire ? », lance la présidente.
- « Je ne sais pas… »
- « Si vous l'aviez eu, vous sauriez qu'il est rose », lui répond-elle.
Il est par ailleurs reproché au prévenu d'avoir récupéré sa voiture alors qu'elle était immobilisée. Mais L.S. ne se démonte pas : « Je sais pas lire, répète-t-il. Je comprends pas la langue ».
La représentante du ministère public, Myriam Dasté, trouve ces explications peu convaincantes. « Il n'a absolument pas tiré d'enseignements de ses précédentes condamnations », résume-t-elle.
Au final, L.S., qui écope d'une année d'emprisonnement, devra régler deux amendes de 50 € et son véhicule est confisqué.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/22/1384168-il-ne-connait-pas-la-couleur-du-permis-de-conduire.html

Un adolescent sauvé des eaux du Gave par les pompiers

L'adolescence est l'âge de l'insouciance et de toutes les expériences. Dont certaines peuvent mal tourner… Ainsi, hier matin, plusieurs jeunes gens, sans doute poussés à la fois par la chaleur lourde et l'envie de chercher leurs limites, s'amusaient à sauter dans le Gave, à hauteur du pont situé sur la route de Hautacam, à Argelès-Gazost. Un saut d'une dizaine de mètres, tout de même, dans une eau encore relativement fraîche, un « amusement » déjà en soi un peu dangereux. D'autant plus que le débit, à cette époque de l'année, est relativement fort. C'est justement le courant qui a happé un de ces jeunes, âgé de 17 ans, lequel a dû, pour ne pas être emporté, se réfugier, pour ne pas dire s'agripper, à l'une des piles du pont. Et il ne pouvait quitter son abri, d'autant moins que selon des témoins, ce n'était pas un nageur très expérimenté et qu'il était un peu paniqué.
Ses amis ont alors appelé les pompiers d'Argelès, il était 11 heures, qui sont intervenus rapidement, accompagnés de quelques collègues du Groupement de recherche et d'intervention en milieu périlleux (GRIMP), qui ont rapidement récupéré le jeune homme afin de le sortir de ce mauvais pas. Il en aura été quitte pour une bonne frayeur, qui devrait lui faire passer l'envie de recommencer de sitôt.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/22/1383984-un-adolescent-sauve-des-eaux-par-les-pompiers.html

Une foule d’amoureux du foot a dit adieu à Thierry Roland

La dépouille du célèbre commentateur sportif, qui a suivi des matches pendant 50 ans, est arrivée peu avant 15h00 sous les applaudissements de plusieurs dizaines d’anonymes, accompagnée de certains de ses plus proches comme le journaliste de France Inter, Jacques Vendroux.

Bernadette Chirac assistait à la cérémonie au côté de la famille du journaliste dont sa veuve, la réalisatrice de télévision Françoise Boulain, et son fils, Gary.
De nombreuses personnalités étaient présentes, notamment les anciens sélectionneurs Raymond Domenech et Gérard Houllier, Bernard Tapie, Yannick Noah, Patrick Bruel, ainsi que l’humoriste Raphaël Mezrahi.
Jean-Michel Larqué, ancien capitaine de Saint-Etienne, avec qui Thierry Roland a formé la paire de commentateurs la plus célèbre de la télévision française, a fait le déplacement de Pologne, où il couvre actuellement les matches de l’Euro-2012.
Michel Platini, ancien N.10 vedette des Bleus et désormais président de l’Union européenne de football (UEFA), est lui aussi venu de Varsovie pour ne pas manquer les obsèques de son ami.
Plusieurs de ses anciens partenaires de l’équipe de France étaient également présents, tels Marius Trésor, Alain Giresse, Luis Fernandez et Maxime Bossis.
«C’était le premier supporteur de l’équipe. La façon de commenter de Thierry, je pense qu’on ne va pas la retrouver», a dit Trésor.
«C’est un sale moment, il a marqué notre carrière professionnelle, c’est un bonheur de l’avoir connu», a confié Giresse.
Pendant la cérémonie, Nicolas de Tavernost, le patron de M6, devait rendre hommage au commentateur sportif, tout comme Estelle Denis, Jacques Vendroux et le fils de Thierry Roland.
L’inhumation était prévue après la cérémonie au cimetière de Passy, dans le XVIe arrondissement de Paris.

http://www.leprogres.fr/actualite/2012/06/21/une-foule-d-amoureux-du-foot-a-dis-adieu-a-thierry-roland