vendredi 11 mai 2018

Un couple se volatilise avec ses deux enfant

« on espère juste qu’ils sont en sécurité quelque part même si nous sommes très inquiètes pour notre demi-frère et notre demi-sœur car ils n’ont que 12 et 5 ans ». Une inquiétude qui vient de prendre la forme d’un avis de recherche diffusé sur les réseaux sociaux et d’un dépôt de main courante à l’Hôtel de police de Nancy.
Depuis une quinzaine de jours, C., 19 ans et L. 23 ans, sont sans nouvelle de leur père. Âgé de 48 ans, l’homme avait fondé un nouveau foyer. Gardien d’immeuble pour mmH, il occupait un appartement de fonction dans le secteur de la rue de la Moselotte, dans le quartier du Champ-le-Bœuf, à Laxou. Avec sa compagne et leurs deux enfants. « J’ai amené les petits à la foire, le 24 avril. C’est la dernière fois que je les ai vus », assure L. En venant prendre les deux enfants, L. remarquait « deux gros hématomes » sur le torse de son père et une épaule a priori « cassée mais pas encore soignée ». « Il m’a dit qu’il s’était blessé en jouant au foot avec son fils mais je n’y crois pas trop
Sans nouvelles depuis cette sortie à la foire de Nancy et alors que les téléphones portables de son père et de sa belle-mère restent muets (éteints), la jeune femme se rend le 2 mai, à l’appartement paternel. Et découvre que la serrure de la porte d’entrée a été forcée. Pas de traces de la famille dans le logement qui, visiblement, a été fouillé. « J’ai appelé la police pour qu’elle constate les faits », explique L. dont la main courante sera enregistrée dans la nuit de mercredi à jeudi. « On a retrouvé près de 200 fioles de méthadone (NDLR : un médicament de sevrage ou de substitution prescrit aux toxicomanes) dans un placard. Visiblement, mon père ne prenait pas son traitement », observe L. à qui l’on conseillait de « tout déposer à la pharmacie ». Ce qu’elle a fait. « Le pharmacien a trouvé bizarre qu’il y en a autant… »
Derrière d’autres éléments troublants - une liste de numéros de téléphone, des annotations de pesées de ‘’blanche ou brune’’ - plane l’ombre des stupéfiants. « J’ai tout donné à la police », assure L. avant « qu’un homme que je ne connaissais pas, mais qui s’est présenté comme un ami de mon père, ne me joigne sur mon portable ». Ses confidences alimenteront encore davantage les craintes d’une disparition sur fond de stupéfiants.
Fuite ? Enlèvement et/ou séquestration ? Mise en sécurité chez un tiers ? Besoin de vacances ou simple envie de changer de vie ? Deux dernières hypothèses auxquelles L. et C. n’adhèrent pas. « C’est la première fois que mon père ne donne plus signe de vie. La petite n’est pas scolarisée ; j’ai alerté le collège et eux aussi sont sans nouvelle », relève L. qui, mercredi, relançait la police dans l’espoir d’en apprendre davantage. Sans succès.
Au cœur du bâtiment plutôt bien tenu et qui bénéficie d’un contrôle d’accès par badge magnétique, seule la boîte aux lettres des disparus est marquée d’un graffiti. Et, telle une chappe de plomb, une épaisse plaque solidement vissée par le bailleur sécurise désormais l’entrée de l’appartement déserté. « Ça me fait peur de ne pas savoir ce que sont devenus ces gens », confie une
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