jeudi 17 mai 2018

Une femme enceinte de six mois décède neuf jours après un appel au Samu, la famille souhaite porter plainte

Céline est décédée début mars au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Saint-Étienne Nord après avoir fait un arrêt cardiaque neuf jours plus tôt. Sa famille souhaite déposer plainte contre le Samu, qui ne serait pas intervenu lors de l'appel. La direction de l'hôpital dément ces accusations.


Céline, 38 ans, enceinte de six mois de son troisième enfant, fait un arrêt cardiaque à son domicile le 28 février. Son conjoint appelle le "15" et tombe sur un médecin régulateur à qui il explique que Céline souffre de tachycardie. 
"On lui a répondu sur un ton sec. L’opérateur a conseillé de voir avec SOS Médecins. Ou de prendre rendez-vous chez son généraliste", affirme Jason, un des frères de la défunte, au Progrès
Son conjoint appelle directement SOS Médecins. Céline convulse et est en arrêt lorsque les secours arrivent. "Le médecin a pratiqué un massage cardiaque pendant dix minutes, puis il a passé le relais au conjoint de Céline, le temps pour lui d’appeler le Samu."
La jeune femme est transférée au CHU de Saint-Étienne Nord plus de deux heures après l'appel au "15". Elle y est décédée neuf jours plus tard. 
Placée un temps en coma artificiel, son accouchement par voie naturelle a été provoqué la veille de son décès. Le bébé est mort né. 
la direction de l'hôpital se défend
"Nous voulons comprendre pourquoi Céline est morte. Est-ce qu’il y a eu une négligence? Nous voulons nous battre pour elle. Cela ne la fera pas revenir. Mais nous ne voulons pas que cela puisse se reproduire", explique Jason. 
La direction du centre hospitalier dément "ces accusations ne correspondant pas à la réalité des enregistrements" écoutés à plusieurs reprises, rapporte France Bleu. Une enquête interne a été diligentée. 
La famille de Céline a rencontré les responsables du Samu et du CHU mardi 15 mai. Elle a confié au Progrès vouloir déposer une plainte pour non-assistance à personne en danger ce jeudi matin. 
Cette histoire rappelle celle de Naomi Musenga, jeune mère d'une fillette de 18 mois, décédée d'un infarctus après avoir été hospitalisée le 29 décembre 2017. 
Quelques heures avant son transport à l'hôpital, elle avait appelé le Samu en raison de maux de ventre intenses. L'opératrice, sur un ton moqueur voire méprisant, l'avait invitée à contacter SOS Médecins, ce qui avait retardé l'intervention des secours.
Faits-Diverhttp://www.nicematin.com/sujet/faits-divers

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