mardi 10 juillet 2018

Pris en chasse puis accidentés, les cambrioleurs finissent dans le Doubs

De loin, l’histoire pourrait prêter à sourire. De loin seulement…
Tout débute vendredi peu avant 17 h, lorsque les gendarmes avisent une voiture suspecte dans le secteur de Beure, qui démarre en trombe pour tenter de les semer. S’en suit une course-poursuite digne d’un film, avec des pointes à 140 km/h, un feu grillé, des dépassements effrayants mettant en péril la vie d’autres automobilistes, et finalement, pour la voiture des fuyards, un choc impressionnant contre un lampadaire en béton.
Sonnés mais déterminés, les trois occupants abandonnent leur véhicule et disparaissent dans les broussailles, direction Besançon… N’hésitant pas, au passage, à se glisser dans l’eau pour tenter de se soustraire aux forces de l’ordre. Peine perdue. Appelés en renfort, les policiers de la brigade anticriminalité finissent par stopper leur folle cavalcade.

Bijoux et montres de valeur

À quelques centaines de mètres de là, les gendarmes voient leur travail de fond contre les cambriolages joliment récompensé par la fouille de la voiture accidentée. Bijoux en or, montres de valeur, paires de lunettes : le butin est là. Sous leurs yeux. Ces objets venaient d’être volés dans deux habitations, à Chemaudin et à Beure, suivant le même mode opératoire : porte-fenêtre fracturée au tournevis et maison mise sens dessus dessous en moins de cinq minutes.
Dans le box des accusés, ce lundi au tribunal de Besançon, le trio faisait profil bas, tout en reconnaissant les faits. Les trois hommes affirmaient n’avoir pas prémédité leurs larcins, destinés, glissaient-ils, à financer des vacances à Marseille. « Une fable » à laquelle ne croyait pas le ministère public, qui voyait plutôt en eux des professionnels du casse, possiblement fédérés en réseau organisé.

« Je trouve leurs peines dérisoires »

Luca Fontana et Entoni Tajkunovic écopent de douze mois de prison ferme, avec maintien en détention. Toni Djorjevic, le conducteur, écope, lui, de quinze mois.
Présentes à l’audience, les victimes des cambriolages se disent dubitatives. « Ce n’est pas la première fois qu’ils faisaient ça, ni la dernière. Je trouve leurs peines dérisoires, surtout quand on sait à quel point ils ont risqué la vie des automobilistes et même celles des gendarmes », réagissait à chaud le propriétaire d’une maison visitée. « On est quand même content que les forces de l’ordre les aient attrapés », conclut-il en tirant sur sa cigarette.


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